Interview Fefiloha

FEFILOHA
En l’an 2000, plusieurs groupes issus de la culture Hip Hop se réunissaient en vue d’une action commune pour composer en quelque sorte un clan dans le quartier d’Ampefiloha.
En 2002, au final, « Desa », « Baba », « Yanki », « Papa », « Kolt », « Babamena » et « Mika » décidaient de former officiellement le groupe « Fefiloha ».
Ces jeunes étaient déjà liés par l’amitié depuis l’enfance et surtout par le rap du faite qu’ils habitent dans le même quartier, les membres du groupe se montrent toujours volontaires et aient le feeling de partager leur rap.
Chaque membre ne lâche pas prise et se dispose à continuer le vrai Game, d’ailleurs Fefiloha est très actif jusqu’à maintenant.
A 10 ans d’existence, le groupe a pu réaliser de nombreux enregistrements vocaux y compris les collaborations featuring mais aussi quelques clips vidéos.
Début 2012, Fefiloha est encore plus dynamique que jamais et suit avec enthousiasme le rythme actuel du rap.
Par l’occasion ces jeunes rappeurs balancent récemment la sortie de leur premier Street Album « Pitik’Afo »

ALBUM
Début janvier, Fefiloha présente officiellement « Pitik’Afo » ; comme son nom l’indique « Pitik’Afo » démontre une étincelle, un projet bien préparé minutieusement avec prudence et avec attention du fait que Street album était déjà très attendu. Ce n’est autre que la réponse d’une promesse depuis l’année dernière.
Il retient alors 9 titres sélectionnés entre 2003 à 2011 ; Des rappeurs reconnus ont été invités à participer dans ce Street Album, Fefiloha impose en même temps leur signature underground tout en relatant leur point de vue sur le Rap et s’inspirant également des faits réels au niveau de la société.
Du rap engagé socialement signé Fefiloha, « Pitik’Afo » est dédié pour tout le monde où le groupe transmet des messages aux auditeurs de façon direct liée d’une vision extrême sur la réalité de la vie quotidienne.
Sur ces effets, chacun des membres s’exprime à leur propre manière sans pour autant rester borner sur un seul sujet mais essaye d’être ouvert à toutes sortes de thèmes.
Le Street Album de Fefiloha est désormais en vente depuis janvier, à 5000ar l’unité, dans une boutique sise à Mahamasina « LASCART ».

 

 

COLLABORATION
Ce premier Street album est en faite une autoproduction :
Fefiloha a prit un mois pour les retouches techniques dont en moyenne le groupe prend 4h de temps pour un enregistrement surtout pour en venir à la perfection une reprise peut s’y ajouter et aussi pour se mettre d’accord sur le choix du répertoire final du Street Album.
Ces 9 titres ont été triés sous la décision de chaque membre jugés meilleurs depuis 2003.
Des rappeurs connus sont en featuring avec le groupe où ils couvrent généralement 7 titres dans ce Street Album.

PROJETS
Le Street Album « Pitik’Afo » reflète aussi un avant goût d’un vrai Album qui s’intitulera « Mamay» et sortira courant 2012.
Fefiloha est déjà en cours de préparation (enregistrement vocal) actuellement. Les membres avouent être très satisfaits de la collaboration avec leurs amis rappeurs et envisagent encore d’autres featuring.
Mais la promotion de ce Street album continuera jusqu’à la sortie officielle de l’album.
Un live de promo sera peut être au programme cette année, la date s’annoncera très prochainement.

MESSAGES
Fefiloha remercie déjà ceux qui ont déjà eu l’occasion d’apprécier le Street Album « Pitik’Afo ».
Il est à préciser que la vente de ce Street Album « Pitik’Afo » se trouve à Mahamasina Boutique « LASCART » ou contacter directement le groupe via réseau social Facebook « Fefiloha Ofisialy » ou appeler le numéro 033 40 520 28.
Sans oublier de remercier tous ceux qui ont soutenu le groupe Fefiloha depuis le début, un big up pour Rap-gasy.com pour les divers publication au sujet de Fefiloha ainsi que le public… PEACE

Interview Son-scrupule (Duss & Max styl)

Originaires de Madagascar, l’un vient du Nord et l’autre vient du Sud, encore mieux Max Styl rappe en Français tandis que Duss rappe en Anglais. Issus d’un même label « Xstyl Label », Max et Duss se mettent en force pour créer leur propre groupe « Son-scrupule ».
Découvrez dans ce reportage écrit, les infos nécessaires pour connaitre le groupe.

Quelles étaient votre initiative pour créer Son-scrupule ?
Max : Duss et moi appartiennent au Label Xstyl donc chacun de nous deux ont déjà fait du rap auparavant, puis nous avons décidé ensemble et entre pote la création de Son-scrupule.
Duss : On s’adressait à une certaine cible que « si tu n’aimes pas, tu n’écoute pas » pour démontrer aussi qu’on ne dépend de personne. De cette exigence, nous avons crée ce groupe incluant Max Styl et Duss depuis 2008.

Mettez-vous Son-scrupule de coté pour s’approprier davantage à vos carrières « solo » ?
Max : Pour plus d’ouverture d’esprit, nous ne nous attachons pas à un seul groupe parce que nous essayons également de voler de nos propres ailes, de montrer de quoi on est capable si c’est individuel, avant Son-scrupule, moi en tant que Max Styl, j’ai sorti mon premier album « Temps Fort » et je projette un autre pour le mois de décembre.
Ne vous inquiétez pas, mettre ce groupe en attente n’est pas prévu dans le planning malgré nos carrières individuelles.
Duss : Jusqu’à maintenant, je fais de feat avec plusieurs rappeurs malgaches. Ces collaborations augmentent ma capacité après tout je ne dévalorise pas Son-scrupule ou les autres tout est important mais à chacun son temps.

D’où vous venez originellement ?
Max : Originellement, je viens du Nord de Madagascar (Diégo).
Duss : Je viens de la partie Sud de Madagascar plus précisément Fort-Dauphin.
Actuellement Max et moi vivent dans la capitale pour les études et les collaborations avec d’autres Mcs.

Vous êtes Malgaches, pourtant vous faites le rap en langue étrangère, pourquoi ce choix ?
Duss : Chacun à sa façon, d’être à l’aise à son égard « cela ne veux pas dire que tellement je veux être un américain » si je rappe en anglais. C’est mon choix, rien de plus, je m’exprime mieux dans cette langue, toutefois je ne néglige jamais la base du rap ni mon origine en tant que malgache.
Max : Du fait que, Diégo est ma ville natale en plus d’être une ville touristique, la langue française domine là-bas. Pour moi, faire du rap en français me met beaucoup à l’aise, et puis l’essentiel, c’est que le message passe ; que ce soit en Malgache ou en Français ou en d’autres langues.

Que pensez-vous de la culture Hip Hop (Malgache) ?
Duss : Cette culture Hip Hop ne nous appartient pas, c’est juste à titre de prêt. Les malgaches ont leurs propres cultures originelles, qui, je pense se propage déjà dans d’autres pays.
Max : Vu que nous vivons dans la mondialisation, la culture Hip Hop est devenue une culture pour les jeunes. L’influence des autres pays incitent les jeunes à oublier les traditions et cultures, donc tout le monde s’y met quand c’est à la mode.

Comment ont réagit vos proches une fois qu’ils ont apprit que vous faites du rap ?
Duss : Je me suis toujours caché, mais une fois, un membre de la famille a fait passé un clip, il s’est trompé de cd. J’avais une peur bleue à l’idée que mes parents vont me réprimander, or ce n’était pas le cas, ils ont tout de suite montré une émotion de joie et me soutiennent jusqu’à maintenant, je peux dire que le courant passe très bien.
Max : J’ai dédié à ma mère, un titre « Pour l’amour d’une mère », je vous laisse imaginez l’effet que ça lui à fait.

Pour vous, faire un nouveau titre est-il programmé à l’avance ?
Max : Pas forcément, moi personnellement, je ne commende pas mais inspirations.
Duss : Dès fois, ça commence par un « revy revy kely », les trinques entre potes, en même temps on écoute à fond de la musique puis ça se termine toujours par une prise, nous décidons de poser quelques mesures et voila.

Ces idées spontanées et soudaines se qualifient souvent à quel sujet ?
Max : Le moment où ça marque bien dans la vie tels que les regrets, les passés péjoratifs et tout ce qui est en rapport avec les revers de la vie. Je parle souvent des évènements inattendus qui changent une situation en mal voir l’échec et toutes les émotions qui s’en suivent.
Duss : Je ne cherche pas loin, je m’inspire de la réalité, de la vie actuelle et d’ailleurs je montre avec prétention ce que je pense de langue anglaise bien sure.

Est-ce que les jeunes de votre ville d’origine aient le sens d’écoute de votre musique ?
Duss : Si je fais une comparaison à celui de Tana, oui les jeunes de Fort-dauphin sont plus à l’écoute. Dans la capitale, nos sons passent uniquement dans des émissions spécialisées, et c’est peut-être une fois tous les trois mois. Là-bas (Fort-Dauphin) dès qu’on balance un son tout le monde se met à l’écoute.
Max : A Diégo, oui il y des gens qui écoute en boucle, et lors d’un show case je m’y attends pas qu’il y a des jeunes qui savent par cœur mes textes. A Tana, en tout cas je n’ai jamais vu (rire)

D’ici la fin de l’année qu’avez-vous à offrir pour le public que ce soit de Tana ou d’ailleurs ?
Duss : On se lance doucement, mais au programme plusieurs sons en même temps Max prépare son second album.
Max : Et oui, c’est prévu pour le 20 décembre, l’album s’intitulera « L’autre c’est moi » je ne dirais pas plus mais on verra.

Avez-vous encore quelque chose à dire pour finir l’interview ?
Duss : Je tiens à repréciser que même si je rappe en anglais je suis et toujours restera Malgache, et je remercie ceux qui ont été là à me soutenir depuis le début.
Max : « Met-toi à l’aise à ce que tu fais », moi en tout cas je donne le meilleur.
Son-scrupule : Merci Rap-gasy.com, l’accueil a été très chaleureux, un site web comme celui-ci ce dont on a besoin…

Interview fait par Ruthatiana

Interview Resistance in-9

 

RESISTANCE IN 9

Ils sont neuf (9), jeunes, branchés, le public malgache se réfère à eux. Leurs morceaux passent tout le temps à la radio et à la télé et même classé parmi les 15 tubes les plus demandés par semaine. « Résistance In 9 », un groupe issu d’un concours dans une chaine locale télévisée à Madagascar, le groupe se met aussi en ligne pour valoriser le rap malgache.

 

Quel était votre point de départ ?

Auparavant, chacun des membres se trouvait dans un groupe respectif qui existe encore aujourd’hui.

Puis en 2008, le groupe Résistance s’est formé, par la suite nous avons participé à un concours local qui nous a permit de nous faire connaitre au grand public. Juste après, « Résistance » est devenue « Résistance in 9 ».

 

Pourquoi le groupe est désormais Résistance in 9 ?

Résistance In 9 : « Résistance » a un sens polyvalent significatif et « in 9 » vient de « Ninine » (en malgache) d’une part « in » verlan de « ni » et d’autre part un mot en anglais « Nine » (9) correspondant au nombre des membres, composé de 9 artistes jouant simultanément le rap et le rock.

 

De qui est formé le groupe Résistance In 9 ?

En tout nous sommes neufs officiellement, y compris une (1) lead vocal (Malala), trois (3) rappeurs (Chay, Mas, Ras’k) et cinq (5) musiciens (Tsu, Damien, Jacky, Telina et Toky). Mais également notre famille qui nous soutienne, côté affectif, morale et financier pour en arriver à ce stade.

 

La présence de vos parents ne signifierait-il pas que Résistance In 9 est encore immature et dépendant ?

Résistance In 9 est sérieux affirme Chay ! Trop sérieux même, nous avons encore besoin de l’appuie de nos parents pour être bien encadré dans le droit chemin, se faire guidé ne veut pas dire être incapable, voyez par le résultat de ce qu’on fait.

Dans ce domaine artistique, il s’agit de donner quelque chose au public, donc la maturité est importante pour consolider l’échange. Nos fans comptent sur nous et les décevoir n’est pas du tout notre plan.

 

Quels sont les connaissances acquises lors du fameux concours dont vous avez prit part ?

Beaucoup d’enseignements en tout cas!!! Nous avons trop apprit. Nous remercions vivement cette chaine parce que c’était très enrichissant malgré notre défaite.

Nous conseillons toutefois aux jeunes talents de poursuivre des formations, être encadré avant de se lancer.

 

Comment avez-vous vécu l’échec ?

C’était plutôt décevant et à la fois choquant, depuis une correction s’impose. Notre ambition c’est de continuer, jusque là nous avons progressé en même temps nous essayons toujours de donner le tout pour le tout avec une meilleure qualité.

 

 


Quelles sont vos complicités pour renforcer le groupe ?

Nous sommes très proches les uns envers les autres, nous nous convenons trop facilement. Par ailleurs nous nous voyons de temps en temps.

Au sein du groupe, nous posons des conditions collectives comme se réunir tous les samedis, présence obligatoire de chacun lors des répétitions, des prises de son, d’un live ou d’un tournage de clip.

 

Un clip est récemment sorti, que prévoyez-vous de faire après ce lancement ?

Oui, le clip est tout récent c’est pour nos fans, par contre ce morceau circulait déjà depuis quelques mois dans les ondes libres.

Nous ne voulons pas se précipiter pour la sortie d’un album mais nous restons d’abord concentrer sur ce nouvel opus et le reste s’en suit calmement y compris le show.

 

Que peut-on savoir de ce nouveau tube ?

Il a pour titre « Fiainan’ny Gasy » qui relate logiquement la vie des malgaches en général.

Le troisième clip après « Mila Mouv » et « Mbola Ho Lavitra »

Il est également inclut dans la Première Compilation de Rap-gasy.com

Ceci est une reprise, le son appartenait à « Eternaly » avec quelques modifications dans les couplets rap à la façon Résistance In 9.

 

Où avez-vous tournez ce clip et quels souvenirs avez-vous gardez?

Le tournage s’est fait dans une terrasse en plein cœur de la ville, tout le monde était présent nous nous sommes bien amusé, le meilleur tournage que nous avons pu réaliser parce qu’aucune dispute n’est surgit (rire) avec pleines d’émotions.

 

Rap fusion Rock, comment transmettre ce style au public ?

Le public nous a reconnu sous ce style depuis le début, nous tenons à le préciser et à le garder jusqu’au bout.

Résistance In 9 est à la demande du public, nous concluons que le message est très bien passé.

Le Dirty acoustique fait partie de nos styles, le rap et le rock sont équilibrés, tous deux marquent et identifient Résistance In 9 et aient chacun une importance qui valorise de plus en plus le groupe.

 

Que pensez-vous du rap Malgache ?

Chacun essaye de faire de son mieux un effort se dévoile, mais l’opportunité de chaque rappeur n’est pas pareille, et c’est là qu’il y a une divergence qui provoque souvent les réflexions de jalousie.

La technologie est très en vogue et peut même s’ajuster au bon terme de la musique. Parfois les gens ont une mauvaise foi de juger pour un rien les vrais artistes plongeant de cet art.

 

Comment vivez-vous votre célebrité ?

Nous essayons d’être toujours nous-mêmes, à l’aise en public, de répondre, et de sourire.

Il ne faut surtout pas oublier que nous aussi, sommes tout autant des gens normaux comme vous, qui marchent dans la rue, qui étudient dans les classes, qui ont des amis, qui rigolent… toutefois nous gardons ce prestige en tant que Résistance In 9 tel qu’il soit reconnu par tout le monde.

 

Que faites-vous pour préserver le groupe ?

Tout autant que possible, être unis pour représenter Resistance In 9 pour chaque prestation, et devenir professionnel dans le monde artistique, surtout atteindre nos objectifs dans chaque session en donnant le meilleur de nous-mêmes.

Ni adhérer ni enlever un membre est carrément défavorable. Les neufs suffisent pour former Résistance In 9 nous en sommes très fier.

 

Sollicitez-vous une collaboration avec d’autres artistes ?

Oui, mais ce n’est pas encore réalisé, cela se déterminera par le temps et le moyen, de toute façon nous restons concentrer sur le groupe pour l’instant.

 

Et la première fois que vous avez entendue ou regardée votre clip à la télé ?

C’était trop émouvant et la sensation est différente quand c’est à la maison que nous regardons en famille avec un lecteur et que nous voyons le clip en direct !!! Nous avons toujours le sourire, nous faisons un bref rappel des faits. Par ailleurs, si Résistance In 9 n’est pas ensemble au moment ou le clip passe, nous nous signalons par un texto.

 

Qu’est-ce qui vous gène le plus lors des prestations ?

Quand c’est playback, nous nous sommes habitués pour que ça soit acoustique, s’il y a changement de ce que nous avons prévus donc ça se voit directement que ça craint.

 

Quelle est la nécessité d’être connus ?

Bien nous avons d’abord une relation forte côté médiatique, à chaque fois c’est très touchant d’entendre que des fans demandent nos sons à la radio, ils font passer ensuite dans les classements hebdomadaires.


Avez-vous un message pour vos fans ?

Oui sûrement, merci d’être toujours là votre appréciation nous motive, nous encourage, nous vous réservons une surprise avant la fin de l’année. Par la même occasion Résistance In 9 tient à remercier Rap-gasy.com… Sans oublier de remercier tout le monde du fond du cœur dédicace à toute la famille, à nos proches et surtout à nos fidèles fans… de Résistance In 9…

Interview Doxart Production

Willkim et Doxi

Le rap fait parler de lui, la sortie d’un album prouve que les rappeurs sont actifs. Willkim et Doxi forme Doxart et présente un Street Album. Suivez en exclusivité l’interview sur Rap-Gasy.com…

 

 

 

Quel est votre actualité ?

Willkim : Nous sommes actuellement en cours de préparation de la sortie de l’album, le tout premier Street Album de Willkim, qui se présentera officiellement le 22 juillet prochain.

 

Chacun de vous deux poursuit une carrière en solo en dehors de Doxart ?

Willkim : Oui je suis en solo depuis 2009.

Doxi : Avant Doxart Production, je suis en mode freelance, je me trouve un peu partout où je me spécialise dans le son et vidéo

 

Comment avez-vous débuté dans le monde du Hip Hop ?

Willkim : Il y a 10ans passé, j’ai fait mes premiers pas en tant que danseur Hip Hop.

Puis j’ai commencé à écrire et un groupe s’est formé (du quartier d’Ambodimita) « O.S » qui n’existe plus actuellement. Après « M.A.S.S » composé de trois rappeurs, qui va revenir mais en tant que connexion.

Par la suite, j’ai intégré « C.H.S.S » où aujourd’hui je ne fais plus partie.

Par ailleurs, je suis toujours membre du Groupe « Eskwad », parallèlement en solo et dans « Doxart ».

Doxi : J’ai fait un peu du rap avant, on me connait en tant que Beat maker, Producteur, Réalisateur (bref tout ce qui touche la multimédia).

 

Comment avez-vous fait pour devenir Doxart ?

Doxi: Les prises de son d’Eskwad se sont effectuées chez moi. Puis, Willkim passait souvent et en même temps nous avons aperçu un point commun, un même feeling, et voila Doxart est là.

Willkim : Mais au début, c’était une idée de produire une fille, nous n’avons pas trouvé cette artiste, alors, je me suis mise à faire les prises sur les musiques réservées à celle qu’on voulait produire et ça été, donc, une des raisons qui a permit de devenir Doxart.

 

 

Qu’avez-vous pu réaliser depuis 2010 ?

Willkim : Plusieurs sons et un Street Album qui va sortir bientôt.

Doxi : Il est a remarqué que ce Street Album est en étroite collaboration avec Doxi Beat maker avec de nombreux rappeurs et sous la production de Doxart.

 

Pourquoi un Street Album et non pas un vrai album ?

Doxi : Pour arriver au sommet, il faut passer par plusieurs étapes à commencer par la conception de la musique, de l’écriture, la prise de son, la demande de collaboration avec les rappeurs et pourquoi pas un clip. Ce Street Album n’est qu’un avant goût du vrai album.

Willkim : Il se trouve que ce Street Album est le résumé d’un grand pas depuis ma carrière solo, une initiation et un passeport pour s’intégrer dans le monde musical.

Mais bientôt un vrai album viendra.

 

Que pouvez-vous dire de ce Street Album ?

Willkim : Comme on l’a dit l’album est sous la production de Doxart, qui a pour titre « Ambom-po Featuring» contenant dix titres à majorité en featuring, « on ne l’a pas fait exprès mais le produit prend davantage le côté Sound System, et aucune artiste de la gent féminine n’a participée ».

Doxi : Sinon, le 22 juillet ce sera la présentation officielle à tous les ondes libres (télé, radio, site web) bref pour le public.

Et c’est à partir du mois d’Août que le Street Album sera mise sur le marché dans vos points de vente habituels.

 

Combien de temps vous a-t-il fallu pour sa réalisation ?

Doxi : 7 mois

Willkim : 7 mois jusqu’ au 22 juillet.

 

Quels problèmes avez-vous rencontré durant ces 7 mois ?

Willkim : Je dirais le temps parce qu’il se trouve que dès fois je suis en déplacements et Willkim au travail.

Doxi : Le timing ne permet pas, face à la vie quotidienne par contre, le coté matériel ça va aucun problème.

 

Quels défauts et atouts vous vous apercevez l’un sur l’autre ?

Willkim : Dès fois Doxi est confus tellement il a beaucoup d’idée en tête sinon il fait partie des meilleurs beat maker, chacune de ces expériences compte.

Doxi : Un travail à deux ce n’est pas compliqué mais la divergence d’idée se présente toujours, on se contredit, on vise et regarde le bon coté. Willkim est têtu toutefois il a un bon flow, c’est un grand travailleurs et motivé.

 

Pourquoi justement Willkim mais non pas les autres membres d’Eskwad et pourquoi choisir Doxi alors qu’à Tana les « Beat maker » sont nombreux?

Doxi: Cela aurait pu être possible, et bien c’est Willkim parce que c’est d’abord le feeling et je pense qu’il correspond à l’attente que Doxart recherche.

Je ne dis pas que les autres membres n’ont pas de potentiel.

Willkim : Il a la capacité et aussi la motivation, le choix est fait. Doxart est là, nous travaillons ensemble pour avancer jusque là le projet fait succès alors on continue.

 

D’après le titre « Ambom-po », tous les titres alors symbolisent un même thème ?

Willkim : « Ambom-po » porte le nom du Street Album, c’est un morceau tiré parmi les dix titres. Les autres titres ont chacun leur propre thème.

Doxi : Tous ces titres sont indépendants et même les musiques attribuées sont différents (ce sont des créations) et de nombreux rappeurs ont été invité.

 

Comment faites-vous pour gérer et accorder du temps pour Doxart et les autres ?

Willkim : C’est vrai que pour pouvoir réussir, il faut s’y mettre à fond et dès qu’il y a la motivation, on se lance. Donc, bien planifier le programme qui dépendra aussi de ma disponibilité.

Doxi : Willkim est là si jamais je serai absent, de toute façon il faut bien gérer le temps, on ne pourra pas tout bousculer d’un même jour.

 

Quelle est votre priorité?

Willkim : Dès qu’il s’agit de la musique tout est prioritaire et important, j’essai toujours d’équilibrer, je pèse le pour et le contre.

Doxi : Tout est important et chacun est valeureux et est au même degré.

 

Pour ce premier Street Album, quel morceau est votre préféré et pourquoi ?

Willkim : Un titre « Vavaka ho azy » c’est en featuring avec Tann, Jahst et Pyro, lors de l’enregistrement c’était trop bien, il y avait plus de feeling par rapport aux autres, cela m’avait trop marqué.

Doxi: Je les apprécie sans exception puisque c’est de l’art.

 

Comment choisir le bon rappeur pour un featuring ?

Doxi : Le bon choix vient toujours de Willkim, entre temps je le conseille.

Willkim : Je ne refuse aucune collaboration, si c’est pour aller de l’avant, il ne faut jamais oublier que chaque rappeur a son propre personnalité et son identité. Sans pour autant forcer à faire un featuring mais je propose quand le Mc est capable.

 

Et le featuring qui t’avait fait effet ?

Willkim : Une fois, on m’a dit que mon flow ressemble carrément à celui de Cushy (M.B.K), alors que je ne l’ai jamais vu ni écouter ses titres auparavant.

Par la suite, je l’ai rencontré et j’ai fait un Featuring avec lui, comme quoi j’étais rassuré.

 

Quelles sont vos réactions pour avoir fini un Street Album ?

Willkim : Trop fier parce que j’ai tout donné et je l’ai fais avec mon cœur.

Doxi : A chaque fois que je réussi, pour moi tout mérite des applaudissements.

 

Savez-vous jouer à de vrais instruments ?

Doxi : Oui du piano et guitare, c’est plus vivant avec les vrais. Mais le virtuel je m’y connais mieux.

 

Pourquoi avoir coupé tes cheveux Willkim ?

Willkim : (Rire) Pour des raisons professionnelles, cela fait 2 ans et je n’ai rien regretté.

 

Quel genre de personne peut être un Beat maker ?

Doxi : En tout cas, ce n’est pas tout le monde parce qu’il faut être attentif et savoir écouter.

 

Que projetez-vous alors à part la sortie du Street Album ?

Willkim : Prévoir un live de promo, faire quelques clip. Sinon Tann, Jahst et moi vont former bientôt une connexion « Alefaaaa… ».

Doxi : Faire un album de Doxart.

 

Quelques mots pour nos internautes ?

Willkim : Soyez à l’écoute du premier Street Album de Willkim « Ambom-po featuring ». Qui se présentera ce 22 juillet à Ambohibao et qui sera bientôt en vente.

Doxi : Deux extraits sont déjà disponible sur le site et merci pour vos soutiens et bientôt vous aurez aussi les nouvelles de Doxart.

 

Interview fait par Ruthatiana

INTERVIEW : TCHIKO – LABEL CHSS

Bonjour, merci d’être l’invité de rap-gasy.com, peux-tu te présenter en quelques mots ?

-         Salut, Je suis Tchicko, membre et fondateur du Label CHSS «  Creative Heavy Sound System »

 

Comment se présente le Label CHSS actuellement ?

-         Depuis sa création en 2005, nous n’étions que des personnes membres, à l’époque huit rappeurs en tout.

-         Aujourd’hui en 2011, CHSS a une vraie structure de Label, dont deux groupes « ROANTARA » et « KRONOS » et ceux qui poursuivent leur carrière solo (Dont je fais partie)

-         Au fur et à mesure, quelques albums ont été sorti issu du Label et en collaboration avec Doubl’e’nn.

-         Par ailleurs, deux autres rappeurs ont rejoint le Label avec des critères correspondant à CHSS.

 

Comment s’est passé ta collaboration avec Doubl’e’nn ?

-         Je dirais que c’était bien, Doubl’e’nn et moi avons conçu un album « RIMA FILOZOFALY » qui s’est basé d’une histoire d’une quête de pierre philosophale.

-         L’album se divise en deux grandes parties (dont je choisi un titre et puis Doubl’e’nn choisi un autre) avec une chronologie logique bien précise et détaillée ; qui relate un fait du moyen âge, de l’an 2222 et nous revenons subitement du monde actuel.

-         Cet album était sorti le 6 mars 2010 (en simultané avec l’anniversaire de BOGOTA).

 

Que penses-tu de Doubl’e’nn ?

-         C’est un ami proche, que je respecte beaucoup. Sinon je pense qu’on peut le prendre comme référence depuis ses parcours artistiques, son éthique  et ses expériences peuvent me permettre de dire qu’il fait partie des vrais rappeurs.

 

Tu fais partie des rappeurs chanceux ayant un studio à la maison, que peuvent être les avantages ?

-         D’abord pour CHSS, c’est une grande opportunité, par ailleurs je suis capable de surpasser un domaine plus que professionnel. Une improvisation s’impose vue que l’heure ne se limite pas « C’est à ma porté » Par contre, je ne fais pas une prise de son tout seul, je préfère de loin quand mes potes sont présents.

-         Oui, au début j’avais des tas de projets de tout faire, mais à la langue, je suis chanceux au fil des temps je fini par en avoir marre, j’utilise ces matériels en temps voulu et quand c’est nécessaire, je ne me prive pas pour autant.

 

Que peux-tu dire de toi en tant qu’artiste ?

-         J’ai vécu dans un monde d’artiste, dans ma famille il y a ceux qui savent dessiner, bricoler, les autres font des manœuvres d’arts,

-         A part le rap, je m’intéresse plutôt dans le dessin, le design, j’ai eu l’occasion de faire une étude en architecture auparavant

-         Ce que je n’ai pas su faire c’est être un Dj, par contre j’ai participé dans des concours de « break dance » avant au lycée.

 

Parmi tes sons, le quel préfères-tu le plus ;

Qui écoute les en premier?

-         Je les aime tous, je n’ai pas de préférence particulière.

-          Sinon, un de mes cousins suit de près CHSS, qui, écoute en avant première nos sons et puis je fais passer à des potes.

-         Avec CHSS nous faisons une autocorrection et si une nouvelle prise est nécessaire donc nous n’hésitons pas à refaire pour perfectionner. Même les membres peuvent se rendre compte d’eux-mêmes qu’il faut refaire.

 

Chaque son représente quoi alors pour toi ?

-         Chaque son c’est une richesse, c’est très valeureux pour moi, je dirais que j’ai franchi une étape. Je me suis donné à fond lors de l’enregistrement, de la conception (…) l’inspiration vient de moi donc je fais tourner et je partage pour que les autres puissent entendre et apprécier les vertus du rap gasy par l’intermédiaire de mes sons.

 

Et toi et le rap ?

-         (…) Et bien nous ne font qu’un, comme un livre je peux dire que le rap est plus qu’une passion pour moi. Je prends le rap trop à cœur.

-         Personne ne pourra m’empêcher de faire le rap, sauf peut-être si un jour je deviens prêtre ou quelque chose de ce genre.

 

Pourquoi tu es devenu un rappeur ?

-         J’ignore pourquoi, mais c’est comme ça… je rappe c’est tout.

 

Connais-tu des rappeuses Malagasy ?

-         Oui, quelques unes seulement, de toute façon je suppose que 5% des artistes sont des rappeuses. Du fait que le rap c’est trop masculin.et les jeunes femmes sont vues et préfèrent les variétés et le R’n’B, difficile pour elles de faire le rap, qui ne va pas du tout combiner.

-         Un homme et une femme ne seront jamais égaux quelque soit le domaine à entreprendre.

 

Quels conseils donnes-tu alors ?

-         Si tu aimes vas-y fonces autant que tu veux, vas même jusqu’au bout ; ne te forces pas si le talent n’est pas en toi.

 

As-tu des suggestions pour faire évoluer le rap ?

-         Oui, il nous faut une sensibilisation dans un sens où tout le monde voit le rap d’un regard plus positif, donc tous les rappeurs doivent donner le meilleur.

-         Et en plus je relève quelques solutions donc je pense qu’une institution doit être mise en place.

-         Une maison de production aussi qui pourra assurer une carrière fondée de la production jusqu’à la signature d’un contrat

-         Et pourquoi ne pas s’inscrire à l’OMDA.

 

Alors tu fais partie des membres d’OMDA ?

-         Non, pas encore (…)

 

Où peut-on te trouver si on veut collaborer avec toi ?

-         Pour me trouver c’est facile il vous suffit de me contacter par téléphone (rap-gasy.com transmettra), ou sur « Facebook »,

-         Pour un feat toute proposition est valable selon les critères correspondants à notre Label.

-         Et entant que producteur toute collaboration en production de l’enregistrement à la sortie d’album (mixage, mastering, jaquette…)

 

Pour cette année, que projettent Tchicko en particulier et CHSS ?

-         Pour Tchicko donc un premier album solo est déjà sorti en 2010 : « FEAT-BACK 2k10 (Part One » qui est en vente à VIB’IN Ankadifotsy

-         Un autre album sorti de la même année avec Doubl’e’nn « RIMA FILOZOFALY »

-         Sinon, FEAT-BACK 2k11 (Part Two » est en cours.

-         Du coté de CHSS le groupe ROANTARA projette un Maxi et Jahst sortira bientôt un single solo.

-         Si tout se passe bien avant la fin de l’année un live avec CHSS aura lieu mais la date n’est pas encore sûre.

 

Pour en finir, as-tu quelque chose à dire ?

-         Mes remerciements s’adresse à vous (Rap-gasy.com) merci de soutenir le rap à Madagascar. Je souhaite autant que vous réussissiez et que le rap gasy soit entendu et connu dans le monde.

-         Merci à mes proches car sans eux je ne serais pas à ce stade, à mes fans également, vos soutiens, vos critiques, vos compliments m’incitent davantage à parfaire tout ce que je fais.

-         Pour les rappeurs : « Connais-tu le Rap ? » il faut que tu saches d’abord ce qu’est réellement le rap, pour ne pas faire n’importe quoi.

-         Pour le public : Ne regardez pas le rap d’un œil négatif, les rappeurs ne sont pas toujours des batards ! Ce n’est que de l’extérieur ! Peace

 

INTERVIEW DOUBL’E’NN

Bonjour, soit le bienvenue dans rap-gasy.com

-         Salut à tous, Doubl’e’nn dans rap-gasy.com, merci beaucoup pour l’invitation.

 

Que peux-tu nous dire de tes parcours (toi avant et maintenant) ?

-         Merci, oui j’ai un long parcours, j’ai débuté en 1996 à l’époque j’intégrais le groupe « RAYZ » (nous étions trois gars) où mon nom était encore Ra-Pà.

-         En 1997, un clan s’est formé, malheureusement qui ne s’est pas tenu longtemps, donc plusieurs groupes se sont dispersés peu à peu à commencer par RAYZ.

-         En 1998, il y avait eu BOGOTA, qui existe encore jusqu’à maintenant (devenu une association) avec une histoire à part incluant quelques groupes et connexions.

-         En 2000, Quelques rappeurs issus de BOGOTA ont choisi de poursuivre une carrière solo dont je fais partie.

-         Et à maintenant, Doubl’e’nn est encore là et très actif en plus ; vue qu’en juin dernier, j’ai sorti un album double maxi.

 

Depuis ta carrière solo, quant est-il de tes albums ?

-         Et bien j’en possède plusieurs, la première fois remonte à 2001 et le plus récent c’était le 04 juin dernier.

 

En tout, tu as combien de sons ?

-         Difficile de répondre, beaucoup, mais je ne sais pas le nombre exacte, que se soit en solo ou en featuring.

 

Qu’as-tu pu acquérir durant ces années ?

-         Je suis très expérimenté, mes efforts m’ont permis de devenir ce que je suis aujourd’hui.

-         L’évolution de la maturité en moi se reflète dans mes textes.

-         J’ai gagné aussi des relations amicales et j’ai eu tant d’occasion à travailler avec de nombreux rappeurs Malagasy.

-         Je pense que c’est nécessaire et c’est important, même si c’était juste pour se faire connaitre.

 

Ta célébrité, ta vision, ton rap et toi ?

-         Moi d’abord (…) je montre ma personnalité et son revers (dualité)

-         Célèbre ou pas à vous d’en juger parce que pour des raisons professionnelles, je me dois d’être discret. Je n’ai pas de clips on m’entend mais on ne me voit pas. Mes sons tournent, tout le monde connait un certain Doubl’e’nn même si tout le monde n’a jamais eu la chance de le voir en personne.

-         Dans le rap, j’adopte ma vraie personnalité, je me sens plus que libre : j’écris mes textes à ma manière, je m’exprime à ma façon d’ailleurs chacun de mes sons le prouve.

 

Ne penses-tu pas qu’il te faut maintenant des relèves ?

-         Tant que mes inspirations ne s’éteignent pas donc je continue le jeu. Je n’empêche personne de faire son rap et de se montrer.

 

Parles-en de tes inspirations

-         J’aime beaucoup la lecture tant de fois je m’inspire des auteurs inconnus. Le concept chacun a sa façon, mais j’essaye de donner ma vision claire au-delà de ce que les autres croient donc je prends plutôt le coté philosophique, occultisme, intelligence, relationnel, dualité mais c’est moderne et mise à jour, comme si c’était vraiment la réalité.

 

Comment se fait-il que beaucoup de rappeurs font un featuring avec toi ?

-         Oui c’est vrai, par exemple moi et Tchicko avons conçu un album sorti en 2010.

-         Les rappeurs font appel à moi, je tiens à préciser que je ne regrette rien ma collaboration avec eux c’était très bénéfique pour moi au contraire.

-         Chaque featuring renouvelle mes expériences.

 

La conception d’un album est-il difficile ?

-         Pour moi non, j’ignore ceux des autres, je ne dirais pas non plus que j’ai l’habitude mais c’était assez facile parce que ce n’était pas la première fois.

-         Il m’a fallu un mois pour l’enregistrement sinon les textes datent de quelque mois je crois.

 

Qu’apprécies-tu le plus dans le rap ?

-         J’ai toujours eu la chance de travailler avec les meilleurs donc je suis satisfait des résultats, et c’est peut-être aussi parce qu’ils ne veulent pas me décevoir.

-         J’ai également une grande liberté où je peux m’exprimer à mes limites.

 

Qu’est-ce que tu ne fais pas alors ?

-         Sans hésiter, les clips parce que mon travail ne me permet pas, même si je veux en avoir, je suis obligé de ne pas faire.

-         Et je ne suis pas un beat maker.

 

Pourquoi tu as aussi fais une version de « Sedra » ?

-         Oui, ce tube appartient à Jeeday, j’ai trop kiffé l’instru, je l’ai fais à ma manière.

 

Ton public te réclame, que feras-tu pour leur faire plaisir ?

-         Un album est déjà disponible, je sais qu’il me demande de monter sur scène. Peut-être ce sera en Décembre, mais je ne promets rien, donnez-moi le temps d’apprendre mes textes et vous me verrez bientôt.

 

As-tu quelque chose à dire pour les jeunes rappeurs ?

-         N’arrêtez pas d’écrire et d’enregistrer.

 

D’après toi, les filles sont faites pour le rap ou pas?

-         Non je ne pense pas, c’est lourd pour une fille, les mots argotiques ne sonnent pas dans les oreilles d’une femme.

-         Le rap reste masculin, je préfère qu’elles fassent leurs trucs de filles et écoutent seulement le rap.

 

Dans quel son, une expression touche une personne ?

-         Tous mes sons sans exception transmettent un message touchant, il faut une écoute pour connaitre ces expressions.

 

Tu as un message à passer avant de finir l’interview ?

-         Il faut aller de l’avant et ne jamais revenir en arrière.

-         Je suis comme avec vous en écoutant mes sons, patientez bientôt Doubl’e’nn sera là, en public.

-         Je profite pour adresser mes remerciements à Rap-gasy.com pour l’attention qu’il accorde au rap. Peace !

 

Interview fait par Ruthatiana

Interview AUTARCIE

1-      Autarcie, merci d’avoir accepté notre invitation, pouvez-vous vous présenter au public ?
AUTARCIE : salut salut !!! Je vous  en prie (Autarcie est représenté par Niro) alors :
-          Jeunes groupe de rappeurs issus de HB (Hintsin’ny Beara) composé de NIRO, DABO, ETNIK et KHAZ, tous les 4 on a un point commun « le rap », on en parle souvent dans nos textes (cas social et même style Hardcore)
-          Nous ne sommes pas du tout du même quartier mais le rap, nous a unit, il y avait ceux qui sont connu depuis la petite école, où durant quelques années on s’est concentré sur ses études où d’autres étaient à perte de vue ; de son coté par contre chacun à fait du rap. Et puis en 2007 le groupe est née et la nous en sommes.

2-      Entant que groupe, pouvez-vous nous expliquer votre différence par rapport aux autres ?
-          Dans ce groupe personne n’est leader mais on fait toujours des débats avant toute prise de décision. Je fais une grande remarque sur le flow, la façon de s’exprimer dans ses textes, malgré ça on va ensemble. « Et on adore faire du Freestyle »
-          Lorsqu’on décide de faire un projet, une réunion s’impose. Avant la prise vocal au studio, on se met d’accord sur un tel ou tel point (thème).

3-      Dans le rap vous représentez quelle ville ?
-          Autarcie représente 101, nous ne pensons plus adhérer quelqu’un d’autres, car on a une discipline fixe et strict (« si tu n’aime pas tu laisses tomber ») Tous les 4 on fait une critique constructive entre nous. Nous sommes très francs entre potes.

4-      Pourquoi mettre autant d’importance sur le featuring ?
La question de featuring pour est simple d’abord c’est une expérience, un fair-play et surtout une consolidation d’une relation amicale entre potes, rappeurs …
De notre coté on essaye d’être à la hauteur en donnant le meilleur de nous même.

5-      Quelles sont les réactions d’une fille qui entend vos sons ?
Elle dit qu’elle ne sait pas ce que je raconte dans mes textes.
Pourquoi je ne fais pas du rap qui parle de l’amour et je lui ai répondu « je préfère donner la place à ceux qui font de la variété ». Malgré ca, j’en ai fais quelques uns mais je l’ai dédicacé pour celle que j’aime uniquement (qui n’a jamais été diffusé)

6-      Quel genre de critique vous avez reçu depuis … ?
On entend souvent : « pourquoi on ne fait pas de « Dirty » et bien parce que « Tsy ny karazany no tetezinafa iray ihany no fehezina ». Donc on reste fidèle à l’Hardcore.

7-      Comment se passe, une journée de live pour vous ?
Dans un live il y a toujours des hauts et des bas : tout vient d’abord de l’organisateur :
-          Des fois la sono n’a pas de retour, ils font scratcher le son du début jusqu’à la fin
-          e timing n’est pas bien respecté
-          Le micro est fonctionne mal (balance)
On ne reconnait pas du tout le rap, parce que les rappeurs sont pour eux en stade d’évolution donc on les ignore ; On fait vendre le nom mais les organisateurs ne connaissent que ceux qui sont célèbre.
Malgré ca, nous étions toujours sur la playlist, à chaque prestation c’est à notre tour que l’ambiance se manifeste.

8-      Jusqu’où vous irez dans le rap et pour quel objectif ?
Le rap est désintéressé, donc on cherche l’art, de ce fait on laisse tomber si ce n’est de l’art. Pour nous, on ne veut surtout pas être sous contrat.
Le rap ne se limitera jamais et dès qu’on a quelque chose à dire on n’hésite pas à tout balancer.

9-      Pour vous est-t-il important de d’être célèbre ?
Ce n’est pas trop important, plus on est célèbre, plus les attentes du public doivent être réalisé, en plus les messages à passer doivent être correcte, selon les normes suivant l’éducation des jeunes.

10-   Pourquoi avoir choisi le rap ?
C’est simple parce que le rap est une musique qui vit au dépend de la musique (sample)
Et c’est seulement dans le rap qu’on peut s’élargir et s’exprimer vraiment quelque soit le sentiment. Donc,  «  le chemin ca se crée et ca s’assume »
Dans le rap, bien c’est juste un miroir, la philosophie n’est juste qu’un extrait de matière dans le rap mais ca se complète.

11-   D’où vient le nom Niro
NIRO
NIR : « Nekena Iaina Ratrizay » Zéro Barre, en gros ca veut dire ça, il n’y a rien à expliquer, c’est un choix et j’assume, j’ai porté ce pseudo depuis 2005.

12-   Quels sont vos projets pour cette année
On projette de faire beaucoup de sons, mais on veut aussi faire connaitre aussi nos sons par l’intermédiaire de l’émission rap, en faisant un clip (matraquage…)

13-   A qui vous adresser le rap ?
On vise plutôt les gens riches (rap conscient), on ne fait pas danser ni bouger les gens mais on veut les rendre compte que le rap existe.

14-   Sous quel prétexte vous convainc à abandonné le rap ?
Si la personne aura raison de ce qu’elle dit, et que de notre coté on est vraiment convaincue, ou ce n’est plus de l’art donc on laissera tomber.

Par Ruthatiana

Interview Nicals

- Tu es partie de Mada (sept 2010), parle-nous de tes nouvelles:
a ce qui a changé depuis (cote etude, vie, …)
Mon départ a été vraiment difficile, je suis partis en laissant beaucoup de choses importantes derrière moi. Les collègues de sons, les amis, l’ambiance en général, et surtout la famille.
Je suis partis pour effectuer mes études ici, je fais à présent de l’audiovisuelle professionnel, c’est à dire, les traitements de son, d’image et vidéo. J’ai fais le choix de cette filière pour que plus tard, Madagascar bénéficiera de mes connaissances. J’ai confiance à mon orientation, aucune crainte.

- Est-ce que tu as quitté Mada pour de bon?
Je n’ai pas quitté Mada pour de bon. Je reviendrais!

- Quelles comparaisons tu fais de la-bas(la ou tu vis actuellement) a ici (Mada)?
Comparer Madagascar à la France est très difficile, mais, il y a trop de contraste entre ces deux pays donc…je ne dirais pas plus.

- Pourquoi faire tant de featuring?
Faire des featuring pour moi est un moyen d’élargir et mettre en commun mes compétences à ceux des autres artistes, d’unir nos idées sur un même thème. On m’a aussi connue par mes nombreux featuring.

- Comment réagis-tu face aux critiques et aux rumeurs des autres?
Jusqu’à présent je n’ai jamais entendue des critiques ni des rumeurs me concernant. Je prendrais en compte des critiques qui peuvent m’aider à progresser, mais à part ça, je laisserais passer.

- Quelles relations restent entre toi et tes fans?
l’amour, l’amour de cette art exploité depuis 5 ans nous unissent encore.

-Pour toi perso, est-il nécessaire d’être célèbre?
La célébrité n’est pour moi une importance. Ce qui compte, c’est l’amour que l’on a pour l’art qu’on pratique.

- Comment tu te vois dans 10ans?
On ne sait jamais ce que l’avenir nous réserves. Donc, on verras dans dix ans.(rire)

- En général, qu’est-ce qui te rends furieux a chaque exploit?
En général, je ne suis jamais arriver à ce stade, tout se fait dans de bonnes conditions. j’étudie chaque étapes, et je ne le débute jamais sans savoir ce qui m’attend par la suite.

- Que projette-tu?
Je suis sur le point de débuter mes formations dans les médias Françaises, (TF1, France 3).

- Quels sont tes objectifs?
Mon objectif est d’atteindre le summum dans le monde de la M.A.O ou bien, Musique Assistée par Ordinateur, je veux montrer aux étrangers de quoi sommes nous capables, que nous avons de grandes compétences dans la musique.

- Comment fais-tu pour gérer ta vie (tes études) et ta vie en tant qu’artistes?
10-J’avoue que ce n’est pas très évident de faire deux choses à la fois, donc, je profite des week-end pour la musique, et le restes des jours je travaille.

- Tes proches te trouvent comment?(coté positif et cote négatif)
Mes proches croient en moi. Ils remarquent mes efforts car je n’hésites pas à payer chers pour réussir.

- Partage tes moments forts lors d’un live que ce soit a mada ou en france
les moments forts, lorsque les jolies filles se mettent bien devant pour crier et chanter!hahaha!sérieusement, ma première montée sur la scène française avec le drapeau malgache que je tiens dans ma main gauche, et surtout lorsque je chante l’hymne national malgache avant de commencer.C’est des moments qui me touches vraiment.

15- Quelques mots pour finir cette interview?
Oui, je ne sais pas comment vous remercier, puisque sans vous, j’ai arrêter d’exploiter mon rêve, cette exploit est loin d’être terminer, Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur; elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes fleurissent, et peace and love, god bless!

Par Ruthatiana

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