Le titre « Izaho efa niova » cartonne à Mada, numéro un dans les classements musicaux dans les chaines locales. L’artiste c’est Lil’c ! Une jeune malgache qui se donne à fond pour la musique R’n’B. Bien qu’elle habite à Rome la miss avec ses boucles d’or représente toujours Madagascar, prouvé dans son prochain album « Ilay Teny » concocté avec son frère Sweet Gansta à la façon internationale mais en langue maternelle.
Lil’C a laissée un bon souvenir en image du pays, le clip « Ilay teny » a été tourné à Mada, peut-être est-ce une des raisons du titre de l’album ? Rap-gasy.com en parle.
Salut Lil’C, peux-tu te présenter aux internautes ?
Bonsoir tout le monde, je remercie rap-gasy.com pour l’interview, et j’espère que les internautes vont apprécier.
Moi, c’est Lil’C, je suis une chanteuse pop/r&b Malgache venant de Tana. Lil’C est le diminutif de Little Sister, qui est devenu plus tard Little Singer.
Mais pour l’instant je vis à Rome.
Que fais-tu pour garder la ligne ?
Avant je faisais beaucoup de sport, pas de diète ni rien du tout. Maintenant je n’ai plus trop le temps donc j’essaie juste de ne pas exagérer avec la bouffe, comme avec toutes choses et je ne prive de rien non plus.
Et ton look au quotidien ?
Je dirais simple, un peu coquine. Des fois un peu garçon manqué peut-être. Je suis absolument à l’aise dans une paire de jeans serrés et sweat à capuche.
D’après toi, pourquoi une fille, dès qu’elle se lance, elle se met toujours à faire du R’n'B ?
C’est un genre musical qui est en vogue en ce moment, on est un peu « harcelé » par les jolies filles qui font du R&B. Donc je dirais à cause de la télé ? De la radio ? C’est ce qui est à la mode en ce moment non ? Quand on se lance, on ne sait pas encore très bien ce qu’on veut vraiment faire et ce qu’on peut faire, et on reproduit ce qu’on écoute, ce qui nous « semble » être bien. Et puis on se découvre, et on se crée une identité. Mais à mon avis on ne peut pas s’échapper complètement à la musique de notre génération. On y est toujours dedans.
Que fais-tu pour garder une bonne voix ?
J’essaie de ne pas chanter quand je suis fatiguée ou stressée, je prends du miel des fois pour les cordes vocales et aussi j’évite de trop manger avant les concerts. C’est tout.
Comment as-tu réagis la première fois que tu as entendue ta chanson à la radio par exemple ?
J’étais émue, c’était une grande conquête ! Je remercie les gens qui ont permis tout ça d’ailleurs. Ça m’a motivée encore plus à continuer et à croire en mes capacités.
Dans quelle langue tu es plus à l’aise lorsque tu chante?
En Anglais, c’est plus facile car j’écoute beaucoup de musique anglaise et américaine. Mais je possède plusieurs morceaux en malgache.
As-tu envisagée de devenir celle que tu es maintenant (chanteuse) ?
Quand j’étais petite pas du tout, j’ai toujours aimé chanter mais jamais je n’aurais pu imaginer pouvoir en arriver là avec la musique. Jusqu’à maintenant je suis motivée à poursuivre et la suite on verra ce que ça donne.
Mais tu voulais parcourir quelle carrière ?
Quand j’étais encore à Mada, je désirais devenir une femme de ménage et une nounou pour être avec des enfants, c’était la carrière de mes rêves.
Mais bon, le destin s’est détourné de ses fonctions et je garde ma place de chanteuse en R’n’B.
Crois-tu pour devenir une chanteuse il faudra des critères particuliers ou être autodidacte suffira?
Ça dépend de chacun, il y a des gens qui sentent le besoin de connaître à fond ce qu’ils pratiquent, pour ne pas avoir de limites et ils s’adressent à un expert qui puisse répondre à toutes leurs questions.
Mais il y en a aussi qui se font tout simplement transporter par leurs intérêts : « je m’informe par moi-même sur ce qui m’intéresse et sur ce dont j’ai besoin pour pouvoir créer ce que je veux », c’est le cas des autodidactes. Mais à la base c’est la passion et la volonté qui guident tout : « Where there’s a will, there’s a way ». Il suffit de savoir ce qu’on veut.
Possèdes-tu d’autres talents à part chanter ?
La danse et le dessin, mais je ne les ai jamais cultivés de façon sérieuse. Les études et la musique prennent presque tout mon temps.
Sais-tu jouer un instrument musical ?
Je jouais de la batterie avant, dans un groupe. Et puis j’ai pris des cours de guitare, et je joue un peu de piano aussi. Mais pas grand-chose, j’ai carrément choisi de me dédier au chant.
Quelle étude poursuis-tu en ce moment ?
J’étudie les langues étrangères, j’ai envie de me spécialiser dans la traduction ou l’interprétation.
Ça remonte à quelle date ton dernier passage à Madagascar ?
C’était en 2011, je suis restée quelque temps avec mon frère, et j’ai une grande occasion de connaitre des rappeurs malgaches ce qu’on appelle « New school ».
Quel bilan résulte ton passage à Madagascar (As-tu réalisé à Madagascar)?
Notre passage à Mada nous ont permis de commencer à promouvoir notre travail et d’avoir des contacts au pays. Nous avons aussi pu réaliser deux clips « Ilay Teny » et « Welcome to Mada » pendant notre séjour.
As-tu de bons souvenirs de ton pays natal ?
Oui, bien sûr, les souvenirs de mon enfance, de mon passé tourmenté mais toujours magique. Madagascar c’est mon chez moi. Je lui appartiens, dans le meilleur et dans le pire.
Que sais-tu de Madagascar ?
J’ai vécu 11 ans là bas et j’y suis retournée plusieurs fois donc je connais tout. Et je m’informe toujours sur l’actualité. Ma famille me tient au courant de tout ce qui se passe.
Tu représente Madagascar ou ton pays actuel ?
Les deux. Si je suis ce que je suis aujourd’hui c’est aussi grâce au pays qui m’a accueilli, j’ai appris des tas de choses en Italie. Mais mon futur je le vois tout de même à Madagascar.
Pour toi faudra-t-il une rituelle avant chaque prise de son ou chaque concert ?
Non, pas de rituel, il faut juste être bien excitée et se libérer de toutes les peurs. Se sentir libre de faire ce qu’on veut, de faire des erreurs, de rigoler, de sauter, de crier. C’est important à mon avis.
Après chaque concert tu fais quoi ?
Je demande à mes amis si c’était bien, si les gens s’étaient bien amusés et puis normalement je vais dormir car je suis fatiguée.
A Madagascar j’ai eu l’occasion d’assister et de faire un show au près de Scar, THT…
As-tu eu l’opportunité d’assister à un live où l’artiste était ta star préférée ?
J’ai assistée à plusieurs reprises le live de mon groupe rock préféré, Muse.
Qui était ton (ta) premier (ière) fan ?
Surement mon frère, Sweet-GanGsta. Nous avons tout commencé ensemble, et nous nous sommes toujours soutenus depuis le début.
Quelles sont les fonctions de Sweet gangsta concernant vos collaborations ?
Sweet est mon producteur discographique, c’est le superviseur de toutes les chansons qui sortent de notre Label.
Qu’apprécies-tu le plus chez un artiste ?
La capacité de croire vraiment en soi et d’aimer ce qu’il fait. La capacité d’imposer sa propre identité malgré le mépris de certaines personnes, de mettre soi-même avant tout.
Et aussi de travailler encore plus dur après une chute.
Ce n’est pas évident je crois. Je ne connais pas la vie privée des artistes les plus célèbres, mon opinion se base sur ce que je vois dans mon quotidien, surtout mes amis et mes collaborateurs.
Quelques sons sont en featuring avec des rappeurs malagasy, pourquoi ce choix ?
J’ai toujours été proche du rap, depuis que j’ai commencée j’ai travaillée avec des rappeurs en Italie. Donc c’était normal pour moi de vouloir collaborer avec des rappeurs malgaches.
Le résultat a vraiment dépassé mes attentes. J’ai adorée et je pense qu’il y aura encore pleins d’autres featuring avec eux.
Avec qui (artiste malagasy) souhaites-tu faire un featuring prochainement ?
Prochainement ? Je ne sais pas, mais j’aime bien Raboussa, c’est un des artistes qui m’ont fait connaître le rap malgache. Je sais que c’est peut être trop demandé mais c’est ce que je voudrais.
A mon passage à Madagascar j’ai eu l’occasion de faire des featuring avec Scar ou encore THT.
A ton avis, que faudra-t-il améliorer pour développer l’art musical a Madagascar ?
Ce ne sont pas les artistes de Madagascar le problème, il y a pleins d’artistes compétitifs, beaucoup plus que certains artistes européens ou américains.
Le problème c’est un peu la communication en général je pense.
Importante pour la publicité. Juste un petit exemple : à Mada on peut voir des chaînes de télévisions françaises, alors qu’en France je ne pense pas qu’il y ait de chaînes malgaches, en tout cas en Italie il n’y en a pas.
Il y a un problème social (argent) et culturel de fond malheureusement. C’est pour ça que c’est important, pour nous qui nous déplaçons, d’emmener et agiter le drapeau de la musique « vita malgasy » où qu’on aille.
Que s’est-il passé le 5novembre ? Le 17 décembre dernier ?
Notre deuxième single « Izaho efa niova » tiré de l’album « Ilay Teny » était sorti le 05 novembre.
La sortie de l’album « Ilay Teny » était prévu pour le 17 décembre, mais la date de sa sortie a été reportée à cause de certains problèmes de production.
Parle-nous de ton prochain album
Le titre de l’album sera « Ilay teny » sortie officielle le 20 avril, contenu : un style de musique international en langue malgache.
La sortie de l’album sera suivie par un 3ème single ; on y a travaillé pendant 7 ou 8 mois, toujours avec passion et amour pour la musique, l’effort fait partie de cette passion, c’est merveilleux de dédier du temps à quelque chose qu’on aime et qui nous donne autant de satisfaction comme la musique puis le stress et la fatigue s’annulent.
Quel sera ton message pour tes fans ?
Quoi dire, à part encore merci et encore Malagasy Mahavita.
Interview fait par Ruthatiana


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