Interview Lil’C

Le titre « Izaho efa niova » cartonne à Mada, numéro un dans les classements musicaux dans les chaines locales. L’artiste c’est Lil’c ! Une jeune malgache qui se donne à fond pour la musique R’n’B. Bien qu’elle habite à Rome la miss avec ses boucles d’or représente toujours Madagascar, prouvé dans son prochain album « Ilay Teny » concocté avec son frère Sweet Gansta à la façon internationale mais en langue maternelle.
Lil’C a laissée un bon souvenir en image du pays, le clip « Ilay teny » a été tourné à Mada, peut-être est-ce une des raisons du titre de l’album ? Rap-gasy.com en parle.

Salut Lil’C, peux-tu te présenter aux internautes ?
Bonsoir tout le monde, je remercie rap-gasy.com pour l’interview, et j’espère que les internautes vont apprécier.
Moi, c’est Lil’C, je suis une chanteuse pop/r&b Malgache venant de Tana. Lil’C est le diminutif de Little Sister, qui est devenu plus tard Little Singer.
Mais pour l’instant je vis à Rome.

Que fais-tu pour garder la ligne ?
Avant je faisais beaucoup de sport, pas de diète ni rien du tout. Maintenant je n’ai plus trop le temps donc j’essaie juste de ne pas exagérer avec la bouffe, comme avec toutes choses et je ne prive de rien non plus.

Et ton look au quotidien ?
Je dirais simple, un peu coquine. Des fois un peu garçon manqué peut-être. Je suis absolument à l’aise dans une paire de jeans serrés et sweat à capuche.

D’après toi, pourquoi une fille, dès qu’elle se lance, elle se met toujours à faire du R’n'B ?
C’est un genre musical qui est en vogue en ce moment, on est un peu « harcelé » par les jolies filles qui font du R&B. Donc je dirais à cause de la télé ? De la radio ? C’est ce qui est à la mode en ce moment non ? Quand on se lance, on ne sait pas encore très bien ce qu’on veut vraiment faire et ce qu’on peut faire, et on reproduit ce qu’on écoute, ce qui nous « semble » être bien. Et puis on se découvre, et on se crée une identité. Mais à mon avis on ne peut pas s’échapper complètement à la musique de notre génération. On y est toujours dedans.

Que fais-tu pour garder une bonne voix ?
J’essaie de ne pas chanter quand je suis fatiguée ou stressée, je prends du miel des fois pour les cordes vocales et aussi j’évite de trop manger avant les concerts. C’est tout.

Comment as-tu réagis la première fois que tu as entendue ta chanson à la radio par exemple ?
J’étais émue, c’était une grande conquête ! Je remercie les gens qui ont permis tout ça d’ailleurs. Ça m’a motivée encore plus à continuer et à croire en mes capacités.

Dans quelle langue tu es plus à l’aise lorsque tu chante?
En Anglais, c’est plus facile car j’écoute beaucoup de musique anglaise et américaine. Mais je possède plusieurs morceaux en malgache.

As-tu envisagée de devenir celle que tu es maintenant (chanteuse) ?
Quand j’étais petite pas du tout, j’ai toujours aimé chanter mais jamais je n’aurais pu imaginer pouvoir en arriver là avec la musique. Jusqu’à maintenant je suis motivée à poursuivre et la suite on verra ce que ça donne.

Mais tu voulais parcourir quelle carrière ?
Quand j’étais encore à Mada, je désirais devenir une femme de ménage et une nounou pour être avec des enfants, c’était la carrière de mes rêves.
Mais bon, le destin s’est détourné de ses fonctions et je garde ma place de chanteuse en R’n’B.

Crois-tu pour devenir une chanteuse il faudra des critères particuliers ou être autodidacte suffira?
Ça dépend de chacun, il y a des gens qui sentent le besoin de connaître à fond ce qu’ils pratiquent, pour ne pas avoir de limites et ils s’adressent à un expert qui puisse répondre à toutes leurs questions.
Mais il y en a aussi qui se font tout simplement transporter par leurs intérêts : « je m’informe par moi-même sur ce qui m’intéresse et sur ce dont j’ai besoin pour pouvoir créer ce que je veux », c’est le cas des autodidactes. Mais à la base c’est la passion et la volonté qui guident tout : « Where there’s a will, there’s a way ». Il suffit de savoir ce qu’on veut.

Possèdes-tu d’autres talents à part chanter ?
La danse et le dessin, mais je ne les ai jamais cultivés de façon sérieuse. Les études et la musique prennent presque tout mon temps.

Sais-tu jouer un instrument musical ?
Je jouais de la batterie avant, dans un groupe. Et puis j’ai pris des cours de guitare, et je joue un peu de piano aussi. Mais pas grand-chose, j’ai carrément choisi de me dédier au chant.

Quelle étude poursuis-tu en ce moment ?
J’étudie les langues étrangères, j’ai envie de me spécialiser dans la traduction ou l’interprétation.

Ça remonte à quelle date ton dernier passage à Madagascar ?
C’était en 2011, je suis restée quelque temps avec mon frère, et j’ai une grande occasion de connaitre des rappeurs malgaches ce qu’on appelle « New school ».

Quel bilan résulte ton passage à Madagascar (As-tu réalisé à Madagascar)?
Notre passage à Mada nous ont permis de commencer à promouvoir notre travail et d’avoir des contacts au pays. Nous avons aussi pu réaliser deux clips « Ilay Teny » et « Welcome to Mada » pendant notre séjour.

As-tu de bons souvenirs de ton pays natal ?
Oui, bien sûr, les souvenirs de mon enfance, de mon passé tourmenté mais toujours magique. Madagascar c’est mon chez moi. Je lui appartiens, dans le meilleur et dans le pire.

Que sais-tu de Madagascar ?
J’ai vécu 11 ans là bas et j’y suis retournée plusieurs fois donc je connais tout. Et je m’informe toujours sur l’actualité. Ma famille me tient au courant de tout ce qui se passe.

Tu représente Madagascar ou ton pays actuel ?
Les deux. Si je suis ce que je suis aujourd’hui c’est aussi grâce au pays qui m’a accueilli, j’ai appris des tas de choses en Italie. Mais mon futur je le vois tout de même à Madagascar.

Pour toi faudra-t-il une rituelle avant chaque prise de son ou chaque concert ?
Non, pas de rituel, il faut juste être bien excitée et se libérer de toutes les peurs. Se sentir libre de faire ce qu’on veut, de faire des erreurs, de rigoler, de sauter, de crier. C’est important à mon avis.

Après chaque concert tu fais quoi ?
Je demande à mes amis si c’était bien, si les gens s’étaient bien amusés et puis normalement je vais dormir car je suis fatiguée.
A Madagascar j’ai eu l’occasion d’assister et de faire un show au près de Scar, THT…

As-tu eu l’opportunité d’assister à un live où l’artiste était ta star préférée ?
J’ai assistée à plusieurs reprises le live de mon groupe rock préféré, Muse.

Qui était ton (ta) premier (ière) fan ?
Surement mon frère, Sweet-GanGsta. Nous avons tout commencé ensemble, et nous nous sommes toujours soutenus depuis le début.

Quelles sont les fonctions de Sweet gangsta concernant vos collaborations ?
Sweet est mon producteur discographique, c’est le superviseur de toutes les chansons qui sortent de notre Label.

Qu’apprécies-tu le plus chez un artiste ?
La capacité de croire vraiment en soi et d’aimer ce qu’il fait. La capacité d’imposer sa propre identité malgré le mépris de certaines personnes, de mettre soi-même avant tout.
Et aussi de travailler encore plus dur après une chute.
Ce n’est pas évident je crois. Je ne connais pas la vie privée des artistes les plus célèbres, mon opinion se base sur ce que je vois dans mon quotidien, surtout mes amis et mes collaborateurs.

Quelques sons sont en featuring avec des rappeurs malagasy, pourquoi ce choix ?
J’ai toujours été proche du rap, depuis que j’ai commencée j’ai travaillée avec des rappeurs en Italie. Donc c’était normal pour moi de vouloir collaborer avec des rappeurs malgaches.
Le résultat a vraiment dépassé mes attentes. J’ai adorée et je pense qu’il y aura encore pleins d’autres featuring avec eux.

Avec qui (artiste malagasy) souhaites-tu faire un featuring prochainement ?
Prochainement ? Je ne sais pas, mais j’aime bien Raboussa, c’est un des artistes qui m’ont fait connaître le rap malgache. Je sais que c’est peut être trop demandé mais c’est ce que je voudrais.
A mon passage à Madagascar j’ai eu l’occasion de faire des featuring avec Scar ou encore THT.

A ton avis, que faudra-t-il améliorer pour développer l’art musical a Madagascar ?
Ce ne sont pas les artistes de Madagascar le problème, il y a pleins d’artistes compétitifs, beaucoup plus que certains artistes européens ou américains.
Le problème c’est un peu la communication en général je pense.
Importante pour la publicité. Juste un petit exemple : à Mada on peut voir des chaînes de télévisions françaises, alors qu’en France je ne pense pas qu’il y ait de chaînes malgaches, en tout cas en Italie il n’y en a pas.
Il y a un problème social (argent) et culturel de fond malheureusement. C’est pour ça que c’est important, pour nous qui nous déplaçons, d’emmener et agiter le drapeau de la musique « vita malgasy » où qu’on aille.

Que s’est-il passé le 5novembre ? Le 17 décembre dernier ?
Notre deuxième single « Izaho efa niova » tiré de l’album « Ilay Teny » était sorti le 05 novembre.
La sortie de l’album « Ilay Teny » était prévu pour le 17 décembre, mais la date de sa sortie a été reportée à cause de certains problèmes de production.

Parle-nous de ton prochain album
Le titre de l’album sera « Ilay teny » sortie officielle le 20 avril, contenu : un style de musique international en langue malgache.
La sortie de l’album sera suivie par un 3ème single ; on y a travaillé pendant 7 ou 8 mois, toujours avec passion et amour pour la musique, l’effort fait partie de cette passion, c’est merveilleux de dédier du temps à quelque chose qu’on aime et qui nous donne autant de satisfaction comme la musique puis le stress et la fatigue s’annulent.

Quel sera ton message pour tes fans ?
Quoi dire, à part encore merci et encore Malagasy Mahavita.

 

Interview fait par Ruthatiana

Interview Stay « Musicmaker »

Pour que la musique soit bien structurée, il faut insérer ces petites retouches et effets virtuels, cette fois-ci c’est entre les mains d’une femme, elle est originale et créative perfectionne au maximun en montrant ses retouches personnelles dans ce qu’on appelle « insta » (en malgache).

Une « Musicmaker » appelée Stay, montre ses talents aux adeptes du rap. On dirait que ça leur plait…, les instrus de Stay valorisent les sons de ces Rappeurs, de ces R’n’B man ou de ces Soul man. Vous n’avez qu’à mettre la musique à fond quand c’est leurs titres qui passent.

Rap-gasy.com invite Stay à raconter ses parcours et son rôle de beatmaking dans ce nouveau numéro.

 

Bonjour Stay merci d’être l’invitée exceptionnelle de Rap-gasy.com, comment tu vas ? Peux-tu te présenter à nos internautes, quelles sont tes fonctions dans la culture Hip Hop?

Salut à tous, je me porte bien merci. Je suis Stéphanie alias « STAY » et je prête être une « MusicMaker » autrement dit « Beatmaker » de la gente féminine.

 

Peux-tu de ce fait raconter tes débuts (Les bonnes raisons qui ont permis de parcourir cette activité) ?

Mes débuts ??? J’ai vécue dans la musique depuis mon enfance, mes parents sont des musiciens.

A ma propre personne, j’ai démarrée en tant que pianiste dans un groupe d’animation, de cabaret ou encore de mariage. Par la suite, j’ai suivie une formation de « Deejaying » par Dj Tika (de Canada). Donc j’étais « Disk Jockey » dans une Boite Populaire pour les jeunes de moins de 18ans à Canada même.

Et à présent, je me lance dans l’activité de « MusicMaker ».

 

Généralement, que signifie beatmaker ?

« C’est le papier où l’écrivain met son œuvre !!! » réclame Stay. C’est un rôle primordiale pour un artiste de déposer son art musical c’est-à-dire un complément pour certains et une base pour d’autres.

 

Pour une fille c’est rare être beatmaker, quels sont les tactiques nécessaires pour devenir un beatmaker ?

A chacun ses petites astuces, il faut juste une bonne écoute, un esprit créatif mais je dirais que tout ça, c’est un don du ciel. Et au fil des temps et des expériences on personnalise automatiquement.

 

Comment as-tu fais pour devenir beatmaker ?

J’ai juste essayée de faire quelque chose de mélodique par l’intermédiaire d’un logiciel appartenant à mon frère (Dj Raz), ce dernier m’a confié que j’avais du talent mais en tout je pense que c’est venu comme ça et j’ai perfectionnée pour chacune de mes créations.

 

Travailles-tu seule alors ?

Non, pas vraiment, mon frère m’aide beaucoup et me donne en même temps des conseils pratiques ainsi que des micros critiques qui me poussent à avancer dans tout ce que je fais surtout pour mes chefs-d’œuvre.

 

Est-ce que tout le monde peut être un beatmaker ?

Certainement oui, mais sur ce point les talentueux se distinguent toujours, c’est la créativité qui fait la différence. Il faut un savoir, un apprentissage et pourquoi pas une spécialisation. Je ne pense pas que tout le monde va se projeter dans le beatmaking.

 

Un beatmaker doit-il connaitre les notes instrumentales ? Et sais-tu jouer ?

Oui c’est la base, il faut au minimum connaitre les notions musicales et c’est un atout pour moi, parce que je suis pianiste, je joue aussi du violon et un peu de la guitare.

 

Que semble difficile, créer des mélodies virtuelles ou des mélodies depuis les vrais instruments musicaux ?

Par des vrais instruments musicaux: c’est plus difficile !….Et cela explique les raisons qui permettent à beaucoup de Beatmaker de créer que des instruments virtuels.

Moi, par contre je préfère combiner les deux

 

Et si la technologie n’existait pas, un beatmaker aurait-il eu de place dans la structure musicale ?

Bien sure que oui ! Mais c’est seulement l’appellation qui fait la différence. On peut nommer Maestro ou encore Orchestra.

 

Dois-tu être toujours à la page des derniers cris (sur les nouvelles touches de mélodies par exemples)?

Non pas forcement, pour moi je préfère visiter les anciens tels que les années 80-90, pour être un peu plus originale. C’est la créativité qui caractérise l’originalité

 

Les instruments musicaux que tu produises sont-ils à vendre alors ? De combien à combien (tarifs) et cela dépend de quelle structure ?

Non, j’offre mes instruments à des artistes avec qui, sa musique corresponde à la couleur qui m’inspire!

 

Les instruments que tu fais correspondent-ils au goût des rappeurs et comment sauras-tu leurs goûts ? Y-a-t-il une écoute préalable de leurs œuvres ?

Oui, avant que je confie mes instruments, il faut que je connaisse l’artiste par cœur, au sujet de son art c’est très important, c’est ce qui montre la possession d’un esprit créatif.

 

Qui ont bénéficié de tes instruments ?

Des rappeurs comme Dinah (Paris), Fintina (Canada), Swiry (India) mais aussi un R’n’b Man de Madagascar comme Yaz.

 

Es-tu soutenu par d’autres beatmaker, y-a-t-il des échanges d’expériences entre vous ?

Non pas pour le moment, du fait que je suis à Madagascar que depuis 2010 donc je ne connais pas beaucoup de personnes, mais je souhaiterai faire des échanges et approfondir mon activité à Mada.

 

Comment alors reconnaitre un instrument hardcore ou dirty ou R’n’B ou autre ?

Ca se passe toujours par l’écoute, mais je ne sais pas distinguer si c’est hardcore ou dirty, la plupart du temps ce sont les rappeurs qui me disent que tel instrument est un son dirty ou un son hardcore,

Toutefois je  sais créer mais je ne sais pas différencier, c’est un peu ma faiblesse.

 

Faut-il aussi une inspiration et une concentration pour créer un instrument ?

Oui, pour moi, c’est vers 22h que l’inspiration se ramène, et la concentration s’accentue souvent à cette heure tardive.

 

Quels matériels aurais-tu besoin pour faire tes propres créations ?

Il me faut un ordinateur, au moins un clavier. Et les autres accessoires s’en suivent après.

 

Les textes dépendent des instruments ou ce sont les instruments musicaux qui dépendent des textes et des thèmes ?

C’est souvent les textes dépendent des instruments. Mais c’est à l’artiste de jouer sur son tour d’arrangement et de composition.

 

Combien de temps accordes-tu pour créer un bon instrument ?

En termes de temps, il me faut une semaine minimum, mais j’aime la précision et je calcule les détails pour qu’il soit parfait.

 

Comment le juges-tu quand c’est écoutable et que c’est prêt à être utilisé ?

Personnellement, c’est passable, d’un coté mes potes aperçoivent que c’est excellent. Mais au final je suis toujours satisfaite de mes créations.

 

Pourquoi, d’après toi, une « beatmakeuse » de fait rare ?

Et les meufs préfèrent écouter au lieu de créer ; elles n’aiment pas se perdre la tête pour mettre en vogue un détail.

 

Une institution de spécialisation en « son » serait une des solutions d’après toi pour valoriser la musique ?

Oui, j’aimerai bien, mais mes activités professionnelles ne vont pas me le permettre.

 

Peut-on synchroniser la musique typiquement malgache à la musique internationale en vogue ?

J’aimerais faire ça, avec du Valiha et du Tam Tam et du Sodina. D’ailleurs, je cherche des musiciens du genre.

 

Depuis tes débuts qu’est-ce qui te motive à continuer cette activité ?

Mon frère, uniquement mon frère avec ses appréciations, je me sens soutenue et prête à tout, aller encore plus loin.

 

Vas-tu le prendre comme un métier ?

Non je ne pense pas, c’est un loisir pour moi, c’est une passion à partager.

 

Faire cette activité ne gène-il pas une vie de couple, les études ou autres??

Je dirais que c’est le temps qui manque et qui court vite en même, il me faut juste équilibrer le tout mais je gère.

 

Si tu conseille une personne qui veut devenir un beatmaker, quels seront alors tes conseils ?

Il ne faut surtout pas lâcher, peut-être que c’est nul au début, mais la suite, ça réservera de nombreuses surprises.

 

Quels sont tes projets alors pour cette année ?

Trouver des musiciens typiquement malagasy et des stars de jazz. Je voudrais produire un album évangélique avec le chanteur soul r’n’b « Yaz« , surtout donner un coup de pouce à Lamina et Jasia issues d’Itaosy.

 

Peux tu adresser un message, une pub pour toi-même et faire des remerciements ou des dédiasses si c’est utiles ?

Dédicace à Yaz, à mon frère, et à mes potos de l’Hotel colbert!!! Merci à Tatiana de m’avoir invitée!! Maximum respect à Rap-gasy.com…Be bless à tous.

 

Interview fait par Ruthatiana

Interview Bomi (Maritiora)

Si pour les adeptes, le rap est dans le sang, pour lui « La Musique » est tatoué sur la peau. Ce sera toujours « Hip Hop Forever » pour Bomi, membre et fondateur du groupe « Martiora Freedom ». Un jeune rappeur de Tananarive (101) très actif. Bomi oriente ses expériences en poursuivant une carrière pas tout à fait solo, il valorise à chaque fois son groupe. Il a sorti récemment un son « Rollin A » ou « Dizin A », un titre qui reflète la vie de ces fêtards au quotidien peut-être son propre vécu…Peu de temps après il en a sorti un autre déjà disponible dans tous les réseaux sociaux.

Rap-gasy.com fait l’interview à distance de Mada à France et de France à Mada pour découvrir l’identité de Bomi.

Pour commencer peux-tu te présenter aux publics, et quel genre de style musical tu fais dans la culture Hip Hop Malagasy ?

Yeah « Bomi » de mon nom de scène qui veut dire « Boto Mic » et de mon vrai nom, c’est Franck Alain Loïc Razakarisoa.

Je suis juste un petit rappeur Malagasy de Tananarive 101 mais également membre dans « Martiora Freedom ».

À la base je fais du Rap/Hip Hop Music dont je serais « Hip Hop Forever », je pense que cela ne m’empêchera pas de cultiver d’autres styles musicaux comme le Ragga Dance Hall.

 

Aperçu dans le groupe Martiora, quelle place occupes-tu dans ce groupe ?

Oui, comme je disais je suis rappeur mais aussi Leader Fondateur dans le genre Hip Hop.

En faite, nous sommes quatre dans le groupe le leader fondateur moi-même « Bomi », « Tremai Tdy » dans le genre Ragga, « Malmo » dans le genre Reggae et « Tobi Alim » dans le genre Dance Hall.

 

Comment s’évolue le groupe depuis sa création et comment se passe les collaborations interposées ?

Déjà avant la création du groupe, nous avions tous vécus des parcours personnels plus ou moins incroyables

2006-2007 où le groupe est fondé officiellement, Martiora Freedom enchainait les sessions en studio, nous nous progressons petit à petit, et autant que possible nous faisons le maximum d’effort pour se différencier des autres tout en gardant nos propres savoir faire dans la musique.

Au niveau des collaborations, ça passe plutôt bien. Jusqu’ici tout va bien. Merci

 

Quelles sont ses dernières actus, que projette le groupe cette année 2012 ?

Quelques tubes comme :

-   « Hello le Manson » feat. Marco Manson & Jina (clip officiel)

-   « Mada French Connexion » feat. Big Mic MC, Scar et Prince Neuf (Music Audio)

-   « 2 Young 2 Strong » feat. Sweet (Music Audio)

Vous pouvez les trouver sur « Youtube »,

Actuellement, nous sommes en cours de préparation d’un album « First Chapter » suivi de deux clips, mais des lives de promo seront également au programme.

Toutefois les nouvelles au sujet du groupe sont couramment appariés sur notre page « Facebook MARTIORA FREEDOM official » et/ou par notre « Twitter  MartioraFreedoM ».

 

Pourquoi avoir décidé de parcourir une carrière solo ?

A vrai dire, je ne parcours pas vraiment une carrière solo même si je sais que mon « flow grinçant » est souvent absent dans le groupe à cause de ma situation personnelle.

Mais de toute façon nous sommes tous automne dans le groupe car nous sommes tous « Freedom » et cela ne cause personne.

 

 

Peux-tu raconter ton activité artistique entant que Bomi

J’ai commencé en 2004, Je me souviens toujours comme si c’était hier, ma première session en studio à « Valimad », Prod. « Garrick » (FHF, Dahalo).

Puis l’année même, j’ai rencontré deux gars aussi rappeurs « Rico » dit « Crio » (Bedo Flow) et « Long » (IIN Squad Anjanahary, Asda Clan, AKL) dont on a pas mal collaboré ensemble pendant deux ans jusqu’à à aboutir nos fruits par un clip qui s’intitulait « Alaviro ny sainao anio ».

Après, la motivation c’est plutôt assez simple car étant petit dans le quartier à Ambohidahy Ambatonakanga (TANA 101), là où j’ai grandis en faite, j’étais déjà un peu influencé par les grands frères comme « Skwaltah, Garrick, Oklah, T killah… »

Je n’avais pas trop d’influence internationale, franchement j’y connais quedal à l’époque sauf l’artiste rappeur Eminem car ma grand sœur l’admirait bien.

Mais bon, tout cela aussi, c’est grâce à un meilleur ami, de son prénom « Tojo » dit « Deba » qui est le petit frère de Garrick (FHF, Dahalo) et de Bug (Keliam’tah, zazavanvindrapy). Je passais et je trainais souvent chez lui ou chez eux car si je ne l’avais pas croisé dans ma vie, peut-être …yeah

 

Comment considères-tu Martiora maintenant ?

Martiora, pour moi c’est plus qu’un groupe, sous un autre angle de vue, ça pourra être un Label qui regroupe quatre jeunes talentueux passionnés de musique, de différents styles musicaux, de personnalités artistiques carrément différents (les timbres vocaux ou les techniques de s’imposer sur un beat…) et c’est cela qui nous rend plus loin je pense.

 

Même hors de Madagascar vis exclusivement de la musique ?

Yeah, c’est déjà tatoué « la musique » derrière mon oreille gauche (hihi) donc ça veut tout dire

 

Penses-tu revenir à Madagascar ?

Oui, certainement oui, je prévois de rester quelques années pour la musique ou pour des projets à venir.

 

Si un jour tu reviendras, quelles sortes de marques poseras-tu pour le public mais aussi pour les autres Mcs ?

Pour moi le « R.A.P » c’est du « Rythme And Punchline » comme les clashes Freestyle de Rue, juste le flow et tout ce qui se passe dans ma tête.

Yeah, pour le public, je serai un personnage de spectacle puis pour les autres Mcs je serai juste « Bomi Rappeur qui respecte les autres rappeurs quelques soient leurs qualités ou leurs capacités »

 

Il y a quelques jours tu as sorti un titre « Rollin A », quelles étaient tes inspirations ?

Oui, « Rollin A » ou « Dizin A » pareil, effectivement en gros ça parle feeling un peu osé dans la « fumée » donc c’est totalement contre « l’alcool » et surtout les gens qui méprisent absolument cette plante…yeah

 

Raconte-nous comment as-tu su écrire un tel texte ?

Tout d’abord, je remercie « Da syncro Mc Prod »(TRS) au niveau prod/beatmaker car on a pas mal collaboré.

Et bien c’est de la pure création, « Dub Hip Hop Malagasy » et je pense que, comment j’ai pu sortir tout ce scenario là, ce ne sont pas des imaginations ni d’inventions, mais toujours en coïncidence d’un petit moment magique dans ma vie. Voila

 

Fais-tu partie de ces rappeurs qui écrit les paroles quelques minutes avant l’enregistrement ?

Trop oui, mais cela dépend du truc que je dois faire, mais en tout c’est ça, parfois même en Freestyle « One Shot » ça arrive

 

As-tu fais une étude de texte particulière pour entamer la suite logique de ce titre ?

Non, je vous dis juste que dans le rap, je m’exprime de tout ce que je vois et de tout ce que j’ai vécu, je n’ai pas trop le temps d’imaginer des scénarios de cinéma…et j’ai du respect pour ces Mcs qui arrivent à évoquer des trucs irréels ou imaginaires.

 

Quels messages se cachent derrière ce titre, qui, entendus que vers la fin ?

C’est ma réalité, car j’ai jamais apprécié le goût de l’alcool ni de la bière, je préfère rester propre en fumant une cigarette, cela ne veut pas dire que je ne bois pas.

Si mais juste avant des enregistrements vocaux surtout (rire).

 

Le refrain de ce son ne reflète-t-il pas la vie habituelle des jeunes malgaches, qui fait prouver que le rap est vraiment un style musical pouvant être exclus à la fois marginalisé par la société ?

Oh !, je m’impose juste entant que « artiste libre » en limitant mes propos par des mots qui blessent les oreilles des âmes sensibles « s’abstenir », sur ce morceau je cible mes fêtards et mes smokers de pétards … (rire)… unisexe. Franchement, je « fuck » la société trop « close ».

 

Le rap, les études, le boulot, les amis, l’argent, le sexe, la drogue, l’alcool, les femmes et toi (Bomi) ? C’est comment l’influence ces situations avec toi ?

(rire) tout est compris, sauf si j’enlève « études et alcool » …

J’avoue être trop branché dans ce milieu « scarface » car ce qui importe c’est l’argent puis le pouvoir après le respect mais bon, j’aime des délires vue je n’ai que 21 ans, je profite à fond !.

 

Te-faut-il tout ça pour s’inspirer ? Et pour se mettre dans l’ambiance totale au cours des prises vocales ?

(rire) non, je n’abuserai pas autant que ça, mais c’est trop cool tout ça.


Et quels conseils donnes-tu aux jeunes pour ne pas faire d’excès ni d’abus sur ces sujets (Le rap, les études, le boulot, les amis, l’argent, le sexe, la drogue, l’alcool, les femmes) même si dans tes textes tu parles des ces bienfaits ?

Je ne suis pas l’homme qu’il vous faut pour être un bon conseiller car je suis fou, (rire)…Non, c’est bien de délirer mais soyez toujours lucide ou malin, soyez malin et prenez conscience …

Cette musique résume un peu ma vie en un an et demi en France sans rien faire à part des conneries du genre…

 

Un son un peu osé mais qui relate toute une vérité, quels genres de critiques et de compliments as-tu eu depuis, surtout de la part d’une fille ?

Oh, les filles ont des oreilles plus attentives que les gars, pour une première écoute.

Le message passe vite sans trop le comprendre à un niveau pointu tu vois. Mais c’est bien car elles s’amusent directe sur les paroles et c’est trop cool, ça me flatte beaucoup.


Et pour les autres rappeurs ?

Je ne sais pas, juste toutes opinions je respecte, sans les contrarier.

 

Te-tourmentes-tu des voix du publics et à quel point tu mets en valeur ce qu’ils disent ?

Jamais, je ne fais ce que j’ai à faire et les voix du public resteront spectateurs, sauf que je prendrai bien en compte les mauvaises critiques pour m’avancer.

 

Qui étaient tes partenaires avec ce morceau ?

Alors là, c’est chaud, « privé »

 

Comment définir le rythme de ce son ? Sur quel genre de rythme tu te sens le plus à l’aise ?

C’est du genre « Dub Hip Hop ».

Yeah, je suis à l’aise sur des beat un peu rythmique mais bon, j’essaye toujours de m’y adapter sur n’importe quel type d’instrument.

 

Coté instrus, comment fais-tu le choix d’un instrus ?

Je n’ai pas trop le choix, car dès que j’ai un instru j’essaye toujours de le rendre plus écoutable, et trop pas personnel.

 

Face A ou Face B ? Et la création dans tout ça ?

Presque tous Face A, je n’aime pas perdre mon temps dans des Face B maintenant je pense que c’est trop amateur ou débutant mais j’en faisais avant, « Riddim Style » ou « Mixtape Style ».

Sinon, quand je collabore avec des beatmaker c’est souvent leur propre création donc je m’avance sur des créations.

 

Les autres collaborations s’annoncent toujours avec eux ?

Oui, mais pas forcement, s’il est souvent annoncé normal, j’apprécie ce qu’il fait, après c’est vice versa.

Je reste toujours en contact avec pas mal de beatmaker qui sont tous très bon aussi.

 

Tu as mis combien de temps pour la prise vocale ?

Vite fait, en moins d’une heure, à peu après

 

 

 

 

 

Comment juges-tu un son écoutable par le public ?

Non, je préfère ne pas en parler vue qu’en ce moment, il y a beaucoup de Mcs qui pensent faire des musiques Hip Hop Malagasy écoutable alors que c’est plus que de la « merde »,(je m’excuse pas pour le thème) parce que c’est vrai.

De ce fait, je laisse carrément la place au public d’en juger.

De plus pour moi « les faux ne dureront pas, seul les vrais seront à jamais gravé, c’est simple ».

 

Après combien de temps accordes-tu pour faire un autre son ?

(Oh la la !), on verra ça bien ensemble c’est mieux. En tout cas il y a déjà un son qui tourne en ce moment, qui venait de sortir par ACP Bomi Ft. Sweet – 2 Young 2 Strong (Audio), disponible sur les réseaux sociaux.

 

Si on compte tes sons, combien sont-ils actuellement ?

(rire), vaut mieux laisser tomber, sans être un vantard, je pense qu’il y en a beaucoup mais beaucoup, donc ce sont tous des sons inclus nul part, les autres pour le kiffe, des feat et d’autres restent, c’est pour un projet à venir.

 

Ne sont-ils pas complet pour un « Album » ?

Oui, ce serait trop facile mais, pour un album j’exige beaucoup de qualité et rigoureux avec soi-même

 

Sortir un album ne serait-il pas d’actualité cette année pour toi ? Et Martiora de son coté ?

« First chapter » Album Martiora Freedom dont je serai présent sur pas mal de piste et de mon côté personnel, rien à signaler, je me précipite guerre.

 

Projettes-tu de faire un clip pour « Rollin A » ?

Non, pour un autre « titre » plus présentable je pense.

 

Comment fais-tu pour être à la page des expressions argotiques malgaches malgré la distance ?

C’est dingue ! Non mais, je parle carrément argotique à cause du milieu d’où j’ai grandis étant à Mada et de plus j’ai rien changé pour la structure de mes textes

 

Si tu compares le Rap malagasy et le rap étranger ? Où en est le Rap gasy en général et le votre ?

Je pense que, beaucoup des jeunes Malagasy se tournent petit à petit vers le Rap Malagasy maintenant car on est plus trop « underground » même s’il y en a qui continue leur truc « personnel » ou « kiffe », c’est bien aussi car heureusement la nouvelle technologie est courante, ce qui nous fait avancer. De plus les influences étrangères sont là aussi pour s’inspirer, je ne sais pas.« Martiora est à son 5 %  actuellement, et c’est vrai»

 

 

 

 

Faudra-t-il des critères et conditions pour obtenir un feat avec Bomi ?

Oui, obligé, après je m’en fou de quoi la personne va en faire de la musique mais au moins minimum « talent » et « expérience »

 

La majorité de tes sons sont-ils des feat ?

Non, c’est rare que je demande ou j’invite d’autres artistes en feat.

 

Quels sont les expériences acquises pour ces feat ? Et quel défi donnes-tu après ?

Oh ! Les feat. C’est pour que tu te fasses carrément « remarquer » je pense, non !

Mais après c’est là aussi que le public constate où en est l’artiste par rapport à l’autre.

 

Qu’est-ce qui te motive à continuer le game ?

La haine puissance d’être le meilleur que ces autres concurrents, dans tous les phases et de balayer tous ces rappeurs qui portent trop de jalousie alors qu’ils sont incapables. Mais de monter dés maintenant dans l’ultime level du Rap/hiphop

 

Professionnaliser le rap est-il un de tes plans ?

Effectivement, oui j’aime bien me différencier pour se faire remarquer sous une autre manière. Puis je me dis que « c’est nous maintenant l’avenir du Rap malagasy »

Donc nous sommes là pour « améliorer et pour l’évolution » de la culture mais pas pour « copier et rester sur les pattes des anciens ».

 

Envisages-tu de faire du rap en autre langue ?

Non, j’arrive un peu à en faire mais ce n’est pas trop mon truc donc je ne vais pas me foutre la honte dans ce que je ne suis pas

 

Quels sont tes projets à long terme ?

Je ne sais pas encore mais prévoir des albums qui se succèdent et réaliser mes propres clips…Yeah

 

Merci beaucoup Bomi pour l’interview rap-gasy.com te souhaite un long chemin avec beaucoup de succès, sur ce y-a-t-il un sujet particulier que tu veux parler mais qu’on n’a pas réussi à dire ?

Merci merci à toi de m’avoir invité dans « Rap-gasy.com », non je n’ai plus rien à ajouter juste que c’était sympa et cool à tous.

 

As-tu des messages à faire passer alors pour la fin ?

« Milay enao » et « Milay nareo »

NB : « Gros bisous à la famille, surtout à ma petite Mama »

#LoveMusicHiphopForever#

© 2012 Bomi Martiora

 

Recueillis par Ruthatiana

Interview Kougar

Kougar reconnu dans son style musical fait preuve de sérieux et de professionnalisme. Il se donne tous les moyens pour atteindre ses objectifs, il y croit, il travaille dur pour y arriver et ses fidèles le suivent. A chaque fois c’est réussi. Il a partagé sa passion pour la musique en sortant un double album, c’est lui qui a réalisé le 4ème live de cette année. Et pour Kougar, c’est avoir gravi un level de plus dans son activité artistique. Dans cette présente interview il raconte ses bienfaits avec Rap-gasy.com.

 

Bonjour Kougar, bienvenue dans le site Rap-gasy.com !!!

Pour commencer, comment tu vas ? Et comment s’est passé ton dernier live ?

See me I say !

Courage be eh! Je ne cesse de monter de level. Je pense que je maîtrise parfaitement le game jusque là.

 

Quel était le bilan et que sera la suite ?

Pour cette année, ça a commencé avec le show au Pub je et pour la suite les surprises vont se succéder !

 

Pour quelles raisons choisir exceptionnellement « One’lio » à ce live?

C’est parce que la combinaison atteint son High-level quand on travaille ensemble. Je ne travaille qu’avec des gens compétents et on a des styles hostiles.

 

Par rapport aux autres lives que tu as pu réaliser depuis, quels étaient les points positifs et les points négatifs toujours à améliorer dans une prestation scénique ?

Le point positif c’est que je sens des feed-back de plus en plus meilleurs. Je me sens mis en évidence par rapport à ma personnalité. Mais surtout j’ai l’impression d’avoir monté avec beaucoup effort un pas de plus dans mon activité artistique par l’intermédiaire de mes shows. C’est ce qui m’encourage encore à poursuivre cette voie. Par contre au niveau techniques on a beaucoup à faire parce qu’à Mada c’est encore faible.

 

L’année dernière, tu as souvent participé à des petits shows cases en première partie, comment les organisateurs ont fait pour te remarquer ? Et quels conseils donnes-tu aux autres pour qu’ils puissent aussi obtenir une prestation ?

Je n’ai jamais attendu des organisateurs pour pouvoir avoir une scène mais c’est moi-même qui viens les voir et je leur propose mes idées! Bien évidemment, à force de monter sur scène, on m’a remarqué ! (sourire). Je conseillerai de bouger sans attendre les autres et saisir chaque occasion afin de montrer son talent car les opportunités ne sont pas faites pour être rater. Il faut savoir convaincre les gens qui sont amenés à collaborer avec toi et surtout ne pas se présenter les mains vides. Les efforts personnels comptent aussi, il faut travailler dur.

 

Il faut au moins combien de temps pour préparer un Live et comment gérer les imprévus péjoratifs au jour « j » du live ?

Souvent cela dépend avec qui tu travaille, l’ampleur du show, la scène et le public visé ! Le jour J ? Et bien, rien ne m’arrête ! Même si dès demain, on m’appelle pour faire un live, j’en serais capable juste en étant professionnel. Il est très important d’être toujours au top et garder ce prestige.

 

Et les after show en compagnie de Kougar, c’est comment ?

Il faut le vivre pour le savoir ! Nous ne sommes pas encore des stars internationales mais nous nous amusons et de mon coté une auto-évaluation se fait au lendemain du live.

 

Être dirigé par un agent de la gente féminine, quelles sont tes impressions, les services marchent-elles comme tu le souhaitais ?

Je ne me fais pas dirigé, on travaille ensemble c’est tout ! Chacun fait ce qu’il doit accomplir et on apprécie ensemble le fruit de nos efforts !

 

Et les approches vis-à-vis du public, des fans, des inconnus venus au show ? Que ressens-tu de particulier quand tu te trouve devant eux ?

Ça fait plaisir de savoir que le message passe donc c’est facile de sympathiser avec eux ! Et cela m’encourage à continuer surtout à répondre l’attente de mes publics, c’est en partie grâce à eux que je suis encore là.

 

Qu’attends-tu d’eux, et que leur promets-tu pour garder tes fidèles?

J’attends qu’ils croient en Dieux et qu’ils continuent à croire en moi à travers ma musique.

Je les promets que tant qu’il y a de l’amour ma musique leur parlera !

 

Tu as sorti un double album, peux-tu nous en dire davantage ?

Rudboss: 16 titres et Look Roots: 16 titres. Il suffit d’appeler le 033 18 145 95 ou le 034 06 366 56. Pour le contenu, il suffit de le pécho et tu vas comprendre.

 

Cette année 2012 sera-t-il d’actualité pour sortir un second album ?

Il ne faut pas abuser non plus ! Faire un son ce n’est pas tout le temps sortir un album ! Mais on verra, tout dépendra de la situation à venir.

 

C’est rare qu’un artiste puisse sortir un album c’était quoi le défi pour en arriver à deux albums simultanément ?

L’effort de dix années de carrières mérite quand même un double album !

 

Et la nuance entre les deux albums ?

Le cd1 c’est purement acoustique et le cd2 c’est plutôt urbain et tendance !

 

Comment connaitre et retrouver du succès dans le monde du Hip Hop ?

On ne cherche pas le succès, on l’a dans le sang !

Seuls les vrais reconnaissent les vrais!

 

Kougar, tu fais partie aussi d’un Groupe « Mbk », quels sont les dernières actus de ce groupe ?

No comment

 

Mets-tu entre parenthèse ce groupe pour poursuivre ton activité musical ?

Non, la famille c’est toujours la famille où que j’aille.

 

Avec qui projetteras-tu de faire un featuring cette année ?

Avec T-Pain

 

Kougar, peux-tu parler de toi : tes débuts, ton intégration à MBK, le choix de parcourir en solo, pourquoi ta choisi ce rythme musical ?

J’ai débuté en 2000 dans la danse, ensuite avec l’influence de la musique sur laquelle on dansait. Cela m’a inspiré à en faire des morceaux.

Après j’étais avec RAFIA on a monté un Sound-système qui n’a abouti qu’en ce moment même ! MBK c’est le début, depuis Antsahabe avec BOGOTA dans ce temps là donc c’est la famille inoubliable !

 

Parmi tes titres, lequel semble te toucher le plus, et te souviens-tu de son histoire et tu l’avais dédié à qui en particulier ?

« JAH » je l’ai fait pour moi, je me suis auto-dédié ce morceau. Mais aussi pour ceux qui sont comme moi parce que toutes mes prières ont été entendues et IL m’a prouvé qu’il existe à travers Jésus.

 

Quels sont les atouts d’être entouré d’un grand artiste populaire ?

Je ne sais pas, je suis entouré de grands artistes depuis ma naissance donc …

 

Merci à toi Kougar as-tu un message à partager ?

Le plaisir est partagé. Je kiffe ma zik, tu kiffes ma zik mais ce qui nous manque c’est de le kiffer ensemble !!!

Merci Rap-gasy.com et tous ceux qui va avec !

Merci à ma mère de m’avoir mis au monde, ma famille entière, Cushy MbK, Luna, Liana, et tous les rudboys ! JAH BLESS

 

Interview Mc Zanatany‏

Label Dago Soopa Stazz ; Mc Zanatany est le numéro un dans ce label.
 
1-    POUQUOI LE RAP
« Je ne reste pas borné dans le rap, mais je peux faire des refrains R’n’B. J’ai commencé à écrire un texte depuis 2002, des années ont passé et j’ai pu renforcer au fur et à mesure ma façon d’écrire où je faisais les prises vocales. »
2-    POINT DE VUE RAP
« Depuis le temps où j’ai fais du rap, jusque là, il s’est bien évolué. D’un avis personnel, je pense que ceux qui ont fait du rap les « old school » se sont limités d’un même style. Par contre, à l’heure actuelle on en voit plusieurs styles (New Soul) donc les Mcs sont plus créatifs par rapports aux anciens. »
a-    Point de vue négatif
« Dans le monde du rap, il existe toujours ceux qui ont une mentalité péjorative au point de vendre leur œuvre, être célèbre a tout prix, je conclue pour eux le rap ce n’est plus une passion (commercial), mais il existe aussi certains Mcs qui ont toujours une arrière pensée (être connu par tout le monde, avoir beaucoup de petites amies, se faire voir à la télé). Même les textes ne suivent plus les normes. Le rap qui ne devient  plus une partie de plaisir, plus de créativité et les thèmes restent toujours les mêmes. »
b-     Point de vue positif
« Dans ce domaine, il y a des relèves, les jeunes Malagasy sont très talentueux parce que certains sont capable de faire des graffitis et en même temps le rap leur inspire. Le rap évolue, actuellement à Tana des émissions 100% rap se mettent sur les ondes. Le public n’a plus besoin d’attendre à la télé pour voir un clip mais l’internet suffit et ca promet. Et ce le rappeur en personne qui donne les morceaux, les nouveautés aux fans à titres gratuits en plus! »
-         D’après  Mc Zanatany, on peut toujours corriger ceux qui veulent s’intégrer dans le monde du rap, une fois qu’ils aient l’envi d’écrire un texte.
 
3-     RAP NON COMMERCIAL
-         Chacun a son propre choix, mais j’essaie toujours d’être indépendant, il existe des sons en exclusivité pour faire une promotion mais il y a ceux que je ne veux pas sortir pour des raisons personnelles.
-         Je ne décline pas ceux qui veulent être commercial car c’est leur droit, ils ont dépensé de l’argent pour les prises de son, il y a un budget qui, plus ou moins sont sortis de leur poche pour se faire connaitre (CD, clip, Studio)
-         Personnellement, peu de Mcs sont commerciaux de plus il ne faut pas oublier que le « rap est une musique de rue dans le but d’alerter l’opinion générale»
-          Donc de mon point de vue je ne pense pas les thèmes politiques, pauvreté… en réalité ce ne sont pas du tout à vendre.
-         Actuellement, même s’il existe plusieurs artistes, par rapport aux variétés et aux Salegy ou autres, peu de gens écoutent du rap.
-         Du coup, les artistes laissent régner le piratage pour se faire connaitre et surtout faire tourner leurs sons, malgré le tout ils n’ont rien à perdre.
 
4-    Autoprod
« Oui je m’impose un peu la dessus puisque c’est moi. Dans le monde du rap, il n’y a pas vraiment de normes a suivre, on n’est pas du tout obligé d’y mettre de structure. Toutefois, c’est toujours à mon public de donner le dernier mot.
Ceux qui apprécient et ceux qui critiquent et moi en tout cas je prends que les critiques positifs en essayant toujours de m’améliorer, et en même temps j’essaie toujours de d’adapter un style avec beaucoup de créativité suivant la tendance. »
 
5-    Particularité
«  Oui j’ai une grande particularité d’abord au niveau du texte c’est-à-dire que j’essaie de varier mes sons. Bien également ma langage, il y a un mélange, car je m’exprime mieux en langage de la Cote. Même pour le clip à chaque scénario, image, lieu des poses, on fait tout pour les faire évaluer avec une grande qualité. A part ca, je produits de jeunes artistes de mon label (R’n’B) sur les textes, les mélodies, … Mon aide est très utile.
6-    Projet
Je prépare actuellement un album Mixtape qui sortira peut être d’ici fin avril 2011.
 
7-    Historique de son
DAGO SOOPA STAZZ
Pour être plus clair cela signifie « Dago super star » qui exprime aussi la vision « je suis fier d’être Malagasy », originellement Malagasy, parlé en malgache. Donc garder l’image d’être Malagasy. Il ne faut pas oublier que les Malagasy sont très capable d’effectuer quelque chose.
Dans ce titre, le fondement en tant que Malagasy se pose toujours, car les influences de ce monde, c’est comme un miroir, très facile à imiter donc on perd cette valeur culturelle. Je ne fais que rappeler alors que soyez fier d’être Malagasy.
 
8-    Collaboration
Généralement e ne refuse aucune collaboration, je suis toujours partant, mais à condition qu’il sache respecter un bon flow, qu’il sache bien écrire un texte, ceux qui font un featuring avec moi ne sont pas obligé d’être célèbre »
9-    Messages
Pour vous ceux qui kiffent, ne vous arrêtez pas, je tiens à vous dire que  si vous n’étiez pas là on n’existerait pas (Mcs), je ne serais pas là (être interviewé).
En tout cas, je vais toujours m’améliorer de mon coté ; je vais chercher un thème global pour vous attirer, je serais toujours présent à vous par l’intermédiaire de mes nouveaux sons.
Merci à vous Peace !!!
 
10-                     Manière
En tout cas, je suis très rapide dans ma façon d’écrire un texte, dès que j’entends l’instru je suis déjà comment je vais m’y prendre.
Mon inspiration peu me traverser l’esprit à tout moment donc j’enregistre tous  mes textes dans mon téléphone.
Parfois, quand je fais un featuring, je n’ai pas l’occasion d’écouter à l’avance  l’instru donc il y a un peu de modification lors de l’écriture ou c’est au moment de la prise vocale que j’écris (sur place). Je ne suis pas comme tout le monde, boire avant et pendant la prise ce n’est pas mon genre parce qu’il faut être conscient et net sinon on obtiendra des trucs hors norme, on cherche la qualité. Même après la prise on laisse le son quelques jours pour le mixage, pour ne pas être fermé, je trouve que tout ce que je fais est bien donc tout est parfait et des fois je ne reconnais pas mes fautes (coté rap)
 
11-                     Avis des parents
Au début, ils ont mal prit, parce que ça provoquait même un déséquilibre au niveau étude. Donc, ils ont fini par s’y habituer de plus devant mes parents je n’écoute pas  des sons avec des mots argotiques.
Je poursuis mes études en Marketing qui va bien pour moi et qui se complète avec le rap.
Dans mon entourage maintenant il n’y aucun préjugé parce que je ne traite pas un thème pas n’importe comment pour moi, c’est un rap sérieux, «  j’ose dire la vérité et à la bonne place »
12-                     Thème
« Dabs mes textes, je parle de mon pays Madagascar (valeur, richesses culturelles) de l’amour avec un grand A et de mon environnement social.
J’ai à peu près 30 titres depuis mon début. Je ne suis pas borné, je ne suis ouvert, je fais un peu de tout (genre traditionnel, dance hall,…) c’est pour toucher les cibles, c’est pour dire que j’en suis capable. Donc généralement R’n’B, Dirty, Dance Hall, New Soul, je suis toujours en cours de recherche et de découverte.
 
13-                     Philosophie
C’est dans la simplicité qu’il y a la valeur sure. Je me met toujours à la place de mon public.
 

INTERVIEW ALSON

Il vient de Fianarantsoa, actuellement il vit à Itaosy (Tana 102). Il a commencé entant que danseur et se fait remarquer par Marion (artiste R’n’B). Alson tel est son nom d’artiste adopte le R’n’B pour transmettre sa musique et ses talents à vous les fans.
Alson s’est montré en public le 27 janvier dernier pour marquer la sortie officielle de son tout premier album « Manina ». Rap-gasy.com en parle de ce premier show de cette année 2012 …

Alson, si on fait un bref bilan de tes parcours que peux-tu nous dire ?
Salut à tous, au fait je me dis toujours que je suis un artiste récent je fais du R’n’B Gasy.
A vrai dire j’ai commencé en 2008 entant que danseur vu dans les clips des artistes renommés tels que Y-zit, Marion ou encore Spy Dee.
Au cours d’un live (2008) j’ai interprété un morceau an anglais (ce qui à marquer ma première prestation) puis Marion m’a donné un coup de pouce à fin que je sois professionnel dans ce domaine artistique.
Tout de suite en 2010, j’ai eu l’occasion de participer à des grands concerts à Antsahamanitra « les 5ans de scène de Marion », « Independ Za » et« 10ans de scène de Shao » toujours en tant qu’invité.
J’ai fait également un show à Fianarantsoa en 2011 en compagnie de Volkany Sound et la même année je me suis consacré à produire mon propre album solo et préparer un live pour l’occasion en 2012.

Pourquoi le R’n’B ?
Le R’n’B je n’ai pas d’explication précise à ce sujet. Juste que le R’n’B synchronise avec ma voix, mon look, ma danse… et puis j’ai été influencé par des artistes R’n’B comme Marion par exemple, je ne mets pas de coté la danse au contraire je la combine avec ma musique à la fois.

Comment as-tu fais pour réussir à parvenir déjà à des grandes scènes ?
Marion, un des artistes qui m’a beaucoup aidé à se lancer à faire de la musique.
Il m’a donné l’opportunité de faire la première partie de son show (09 mai 2010) pour ses 5ans de scène et puis j’ai signé d’autres contrats après je dirais alors que c’est grâce à mon talent et je me fais distinguer parmi tant d’autres par ailleurs j’ai fourni beaucoup d’effort, je me suis donné à fond pour réussir.

Nous voila 2012, c’est toi qui à fais l’ouverture d’un show (Hip Hop), c’était pour quelle occasion ?
Oui exactement, c’était pour la sortie officielle de mon album « Manina ».
Ca s’est passé au « Le Club » Antanimena (Tana) le 27 janvier 2012 dernier où la première partie était assurée par des guest comme Farah, Rixah et Marion et Moi en deuxième partie j’ai présenté les morceaux de mon album.
C’était un show plutôt intime à la fois VIP parce que l’organisateur à imposer un Dresscode et c’était une soirée sous présentation d’invitation à l’entrée.

Si tu fais une comparaison de tes concerts lequel donnerais-tu un maximum de points ?
Sans hésiter celui que j’ai fait récemment parce que la scène était à moi entièrement la première fois où j’étais maître de scène. J’ai aussi présenté mon album c’est ma production c’était l’opportunité de le partager officiellement directement à mon public, à mes fans, à mes amis, à mes proches bref à ceux qui m’ont soutenu dans le projet. Par ailleurs les grandes scènes précédentes font parties des expériences que j’ai pu parcourir.

Combien de temps as-tu accordé pour la préparation de ce live et de cet album ?
J’enregistre souvent, et c’est à partir de ces morceaux que j’ai pu constituer mon album donc je ne peux pas dire exactement, sinon je peux dire que 2011 était l’année où j’ai préparé sa sortie, comme son nom l’indique «  Manina » reflète mon début dans une carrière professionnelle où je prévois encore de nombreux projets à venir. Et sur le live environ 2 mois parce que la répétition devait être impeccable. En cours de ces deux mois nous avons réalisé un clip…

Peux-tu parler un peu plus de ton album ?
La sortie officielle de mon album « Manina » était le 27 Janvier j’ai même fait un show le même jour. Il contient 12 titres inédits, on a prit 4 titres issus de cet album pour les clips et 3 titres pour les featuring. L’album est toujours en vente dans les points de vente habituels.

As-tu quelque chose à dire pour tes fans ?
Je souhaite partager avec vous mon album afin que vous sachiez qui est Alson, écoutez-le, partagez si vous aimez et je compte réaliser d’autres projets tout en restant près de vous.
Les prochaines scènes c’est pour bientôt restez brancher.
Merci à mes proches qui m’ont soutenu jusqu’à maintenant et surtout ceux qui ont participé de près ou de loin pour la sortie de cet Album «Manina ». Big up à Rap-gasy.com !!!

INTERVIEW LUNA

Une femme s’initie dans le monde du Rap malgache, non pas entant que rappeuse, mais comme responsable administrative et avec des objectifs très bien précis ses exploits connaissent à chaque fois que du succès pour elle-même et aussi pour les adeptes de rap qu’elle produise.
Luna, une de ces publiques qui, désormais devenue manager artistique. Tellement dévouée à son métier. Les professionnels ont choisi de travailler avec elle. La miss affirme que cette année c’est « L’année du Hip Hop… »
A cet effet, Rap-gasy.com l’invite exceptionnellement pour ce reportage écrit.

Peux-tu te présenter?
Luna, Manager artistique. Bonjour Rap-gasy.com

Comment as-tu fais pour intégrer le monde artistique ? Pourquoi le rap ?
Il y a quelques années, j’ai assistée à un Showcase de Doubl’e’nn au Chill Out Café. Je ne sais pas d’où il le savait, mais il savait que je faisais des slams; il m’a proposé de monter sur scène avec lui pour que je lise un de mes textes. Tout a commencé par là.
Pourquoi le rap? C’est une passion depuis que j’ai 8 ans. J’ai eu un coup de foudre pour les grands old school, IAM, NTM, etc… Depuis je ne peux plus m’en passer.

Quelle est ta place dans le rap, quelles sont tes fonctions, quelles sont tes rôles?
Je suis devenue manager artistique et en même temps une grande admiratrice du talent de ces artistes.
Je suis souvent dans le public lors des concerts, celle qui crie toujours tout fort pour encourager les artistes.

Quels genres de comportements ou d’acquis doit-on avoir pour ce métier
Il faut d’abord croire en ce que l’on fait, et surtout croire aux artistes qu’on produit.
Il faut être stricte et surtout très très forte mentalement.

Crois-tu qu’une femme est plus fiable qu’un homme fasse ce boulot de manager ?
Fiable? Je ne sais pas. Je sais juste que c’est plus facile pour une femme de communiquer, de se rappeler de tous les rendez-vous et de tout ce qu’il faut faire.

Comment as-tu fais pour choisir ta cible (ton artiste) ?
Je ne les ai pas choisis. C’est eux qui m’ont choisi.

Tu travailles avec qui ?
Au début, je travaillais avec Dacush et Kougar du Label MadaBounceKar.
Actuellement, je travaille avec Kougar et Doubl’e’nn.

Quels sont les points forts et points faibles de ton équipe (rappeurs ou groupe) ?
Leur premier point fort : c’est qu’ils m’ont moi. (Sourire).Ils ont confiance en eux et en moi. C’est notre plus grande force.
Les points faibles : l’immaturité dans certains plans.

Quels appuis donnes-tu pour réussir dans ce que tu fais ?
Une motivation et une passion sans faille.

Quelles sont tes motivations, tes ambitions une fois que tu t’investis dedans ?
Ma plus grande motivation : c’est que je crois en ce que je fais.
Depuis que j’écoute du rap, je me suis fait une promesse de participer d’une façon ou d’une autre à développer cette culture. C’est mon rêve de gamine. Je réalise mon rêve et en même temps les rêves de ceux avec qui je travaille.
Que demander de plus? » SE DONNER LES MOYENS ET VRAIMENT LE VOULOIR » [SNIPER]

Quelles sont les difficultés de ce métier ?
Que des emplois du temps hyper chargés…

Qu’as-tu réussi à faire jusque là ?
Vers la fin de l’année 2010, je me suis occupée de la sortie du maxi de Dacush MBK et de Kougar MBK.
Du Showcase pour la sortie du maxi jusqu’à la distribution des cd. Sans noter les publicités et la communication nécessaire pour faire connaître tout ça.
Il y a eu aussi le showcase de Willkim pour la sortie de son Street Album. Je l’ai aidé un peu à organiser tout ça. Et puis dernièrement, le double album de Kougar.

C’est comment travailler en équipe surtout au niveau des points de vue différents, des idées et à la prise de décisions ?
Ça se passe comme ça partout dans le monde!!! Mais on arrive toujours à un accord commun en fin de compte. Juste que quelque fois, je hausse un peu le ton! (sourire)

Comment vivre les succès, les critiques ou encore la célébrité (Les tiens)?
Les critiques? J’adore ça. Qu’elles soient bonnes ou mauvaises, ça me permet d’analyser, de repérer et d’améliorer mes services. Vu que je suis très perfectionniste, ça m’arrange.
Pour ce qui est du succès ou de la célébrité, il faut déjà savoir que je ne demande aucune reconnaissance dans ce que je fais.
Du coup, je ne suis pas vraiment citée dans les discours de mes artistes. Ce qui fait que du côté de la célébrité, je ne crois pas l’être.
Mais je sais que beaucoup de gens me détestent, c’est dommage pour eux. Mais, qui m’aiment me suivent!

A ton avis, qu’est ce qui manque dans le rap malgache et quelles solutions proposes-tu ?
En un seul mot,  » la discipline »!!!

Les filles qui s’accordent ce métier sont-elles en bénévole ?
MDR, subtile question…. Je suis plus bénévole qu’autre chose, mais je suis reconnue à ma juste valeur

Quelles sont les conditions pour avoir une collaboration avec l’artiste que tu gère ?
Il n’y a pas vraiment de conditions, il suffit de proposer un projet et d’en discuter. Si les deux parties sont d’accord, je ne vois où poserai le problème.

Quelles conditions si c’est un groupe de rappeurs qui demandent à travailler avec toi ?
Il faut que le groupe sache que je suis très perfectionniste et très rationnelle.
Mes avis peuvent sembler insignifiants pour eux, mais je sais toujours ce que je fais, et je sais toujours ce que je dis parce que je tire tout dans mes expériences précédentes. Il faut qu’il sache m’écouter.
Mais le plus important, c’est que je dois les connaître personnellement avant de travailler avec eux.

Envisages-tu de travailler avec d’autres rappeurs ? Et mettre en parenthèses les rappeurs précédents ?
Oui, pourquoi pas; Ça fait toujours plaisir de proposer son aide à quelqu’un, mais si je travaille avec de nouveaux rappeurs, cela ne veut pas dire que je vais mettre en veille les anciens. Je me suis engager envers ces rappeurs, et je tiens toujours mes engagements. La clé, « c’est de bien gérer ».

Pourquoi as-tu décidée d’intégrer Dagosy Mouv Mada ?
Je trouvais que le concept était plutôt intéressant et hors du commun. Des rappeurs qui s’associent pour aider les autres je ne pouvais pas refuser…

Gérer un groupe de rap et une association simultanément demandent quoi vis-à-vis d’un manager ?
C’est comme je disais, il faut bien gérer. Ce n’est pas difficile quand on sait s’y prendre.
Mais il faut rester concentrer.

Et en retour qu’attend-tu d’eux (rappeurs)?
De l’intégrité, de l’honnêteté (surtout envers moi), de la discipline te surtout de la confiance.

Que projettes-tu cette année ?
« A mon avis, c’est l’année du HIP HOP ». Je vais faire tout mon possible pour réaliser le rêve et les projets de mes artistes. Il n’y a pas plus grand que de réaliser ses rêves.

C’est dans quel moment de l’année qu’il faut présenter son projet, là où on est sure que le public va capter et avoir un feedback positifs?
Il n’y a pas de bons moments. Ceux qui nous ont toujours suivis nous suivront toujours.
Si le public aime ce que l’on fait, il sera toujours là pour nous. Bien sur, les tactiques de marketing et de communication s’établissent mais je sais que peu importe le moment, le public sera là.
Contrairement à ce que plusieurs le pensent, « le rap n’est pas mort… »

Comment fais-tu pour convaincre les grands organisateurs d’événements pour que tes rappeurs puissent y participer à un show? Y-t-il un tactique particulier ?
C’est pour ça que je disais que c’était plus facile pour une femme de s’y mettre.
Vue les études que j’ai faite, je sais exactement quoi dire et quoi faire. Il faut juste rester sûre de soi, et anticiper les questions des organisateurs. Les rassurer, et les faire croire en nous.

Es-tu seul à manager ton équipe (Rappeurs) ?
Non, j’ai ma cousine qui m’aide de temps en temps. Elle est aussi passionnée que moi.

Merci à toi Luna on espère de tout cœur que dès cette année tes rêves se réaliseront surtout avec succès.
Je remercie Rap-gasy.com et aussi à tous ceux qui ont toujours cru en moi. A mes amis, à mes parents.
A Kougar et à Doubl’e’nn.
Et surtout à ceux qui me détestent, car leur haine m’ont conduit là où j’en suis maintenant.
Peace

Interview JOE Dealer de rimes

Joe dealer de Rimes est malgache originaire de Fandriana (Fianarantsoa) il maitrise la langue malgache même qu’il n’a jamais vécu à Madagascar.
Il fait un come back, il explose le silence et veux à tout prix faire parler de lui de France à Madagascar.
Bien qu’il ait intégré l’association artistique Dagosy Mouv, il a aussi ses projets cette année il vous les livre.

Salut, Joe Rap-gasy.com te remercie d’être l’invité pour l’interview de ce mois.
Pour commencer, peux-tu nous dire tes débuts dans le monde du Hip Hop ?
J’ai commencé à l’âge de 10 ans, mes cousins m’ont beaucoup influencés à parcourir cette activité artistique.
Au départ, ce n’était pas trop sérieux parce que j’ai ressenti le besoin de m’améliorer donc j’ai lâché dans un temps déterminé.
Au fil des temps j’ai appris, je me suis investis à fond pour identifier ma propre personnalité dans le rap. Suite à ces étapes, (5ans plus tard) j’ai fait un grand come back et je suis revenu avec un maxi  intitulé « Comité d’accueil »

Peux-tu parler davantage sur ton maxi ?
Mon maxi est composé de 8 titres, il se fait un peu vieux ça fait presque 3 ans.
Il y a quelques connexions avec Dadley, Kopela et mon frère notamment.
J’ai voulu faire ce maxi pour montrer que je suis revenu et que je ne dors pas contrairement à ceux que les gens croient et je voulais avoir des reçus.
Puis, ce maxi m’avait donné la chance de m’améliorer dans ce qui est niveau texte…
Je suis sur un nouveau projet qui s’intitulera le  » Joeker « ! Malheureusement, aucune trace de rap malgache à l’intérieur dans ce projet, peut-être que dans le prochain ça sera une surprise.

Et le nom de guerre Joe Dealer De Rimes ?
C’est bien ça Joe Dealer De Rimes, car dans ma famille on m’appelle Joe enfin partout maintenant (rires).
Les Dealer 2 Rimes c’est mon frère qui a trouvé ce pseudo et je pense que cela sonne très bien donc je l’ai gardé jusqu’à maintenant.

La culture Hip Hop « Malgache » pour toi s’est-elle transformée depuis que tu as quitté Madagascar ?
Je n’ai jamais vécu à Madagascar mais j’écoute souvent du rap malgache.
J’ai toujours apprécié le rap à l’édition de « Afondasy ». Et la dernière fois que j’étais au pays, il y avait eu beaucoup de relèves où j’ai vu du Rap malgache fusionné Rock, j’ai trop kiffé j’ai même tout de suite téléchargé une fois arrivé en France et puis je suis de près l’actualité rap malgache du site Rap-gasy.com donc je peux dire que je suis à la page.
Si c’est possible je souhaiterais bien faire des featuring avec des rappeurs malgaches.

Un come back à Madagascar serait-il prévisionnel pour un Projet à long terme ?
Je pense retourner là-bas et je compte rester définitivement, là je suis déjà en cours de préparation de mon projet et je n’y vois aucun inconvénient si je partage mes plans les autres rappeurs du bled.

Que souhaiterais-tu pour faire évoluer le rap malgache ?
Je voudrais que les rappeurs malgaches de France et ceux de Mada fassent beaucoup plus de connexions afin qu’il y ait plus de partage et de contribution de popularité par exemple, que le rap malgache soit connu en France et de même à Madagascar.
Mais aussi prévoir plusieurs showcase et faire plus de clips car actuellement le public s’intéresse de plus en plus aux images vidéos.

Comment se manifeste la représentation de Madagascar au niveau de la culture Hip Hop ?
Le Hip Hop malgache n’est pas connu mais il existe, les gens sont libre de s’exprimer et d’avoir leur propre choix sur ce qu’ils écoutent moi je dis je kiffe le Rap malgache.

Comment considères-tu les autres rappeurs malgaches qui vivent en France ?
Je les considère comme des rappeurs normaux, ce n’est pas qu’ils vivent en France qu’ils n’ont plus le droit de faire du rap en malgache, ce qui me fascine le plus c’est qu’ils représentent toujours leurs pays d’origine.

Quels sont les critères nécessaires pour se lancer dans une carrière solo ?
Personnellement, il n’y a pas de critères appropriés. Il faut juste donner ce que tu vaux, montrer tes talents le faire bien autant que tu voudras et surtout savoir le partager aux autres dans ce sens on a le champ est libre.

Depuis ta première prise de son, à peu près tu possèdes combien de morceaux, en général tu te bases sur quel thème et de quoi tu t’inspires ?
J’en possède plusieurs, je n’enregistre pas tous les jours ; j’ai fait plus de featuring… Généralement, je parle du monde de son entourage et de son environnement, une partie de mon vécu où de ceux des autres tels que les faits réels des gens.

Peux-tu dévoiler ton identité dans le rap, imites-tu une personne en particulier ?
Dans le rap je suis juste moi, c’est seulement Joe Dealer De Rimes je n’imite personne parce que j’ai ma propre personnalité, différent par rapport aux autres.
Je ne vois pas trop l’intérêt de faire du rap si c’est pour faire une copie collé.

Peux-tu parler un de tes titres qui met en valeur ta passion pour le Rap ?
C’est un son qui sera inclus dans mon prochain projet le titre c’est «  Au fil du Temps ». Dans ce morceau je parle de mes débuts dans le rap, quand j’ai fait l’écrit de mes premiers textes, les raisons qui m’ont poussé à arrêter pendant un moment et ainsi de suite…

Pourquoi s’investir dans une association Artistique ?
J’ai décidé d’intégrer l’association artistique Dagosy Mouv parce que:
D’abord on me la proposé, puis je pense qu’il y a un bonne état d’esprit dans le groupe, avec ces différents styles de musique, et chacun peut apporter sa propre touche musicale comme le prochain son  » Tontolo vaovao  » qui va sortir bientôt, on remarque la divergence musicale.
Puis tout le monde se sent a l’aise dans le crew, on peut apporter notre avis sur n’importe quel sujet s’il y a quelque chose de mal ou pas.
D’ailleurs retrouvez en Showcase pour ce qui sont en France ou sur Paris le 3 Mars au Belluschi’s

As-tu quelques messages à transmettre ?
Oui, je remercie à toute l’équipe de Rap-gasy.com mais aussi pour ceux qui m’ont soutenu depuis le début c’est grâce à eux que je suis là. Je compte donner le meilleur qui soit en moi et partager mon rap !!!

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