INTERVIEW ALSON

Il vient de Fianarantsoa, actuellement il vit à Itaosy (Tana 102). Il a commencé entant que danseur et se fait remarquer par Marion (artiste R’n’B). Alson tel est son nom d’artiste adopte le R’n’B pour transmettre sa musique et ses talents à vous les fans.
Alson s’est montré en public le 27 janvier dernier pour marquer la sortie officielle de son tout premier album « Manina ». Rap-gasy.com en parle de ce premier show de cette année 2012 …

Alson, si on fait un bref bilan de tes parcours que peux-tu nous dire ?
Salut à tous, au fait je me dis toujours que je suis un artiste récent je fais du R’n’B Gasy.
A vrai dire j’ai commencé en 2008 entant que danseur vu dans les clips des artistes renommés tels que Y-zit, Marion ou encore Spy Dee.
Au cours d’un live (2008) j’ai interprété un morceau an anglais (ce qui à marquer ma première prestation) puis Marion m’a donné un coup de pouce à fin que je sois professionnel dans ce domaine artistique.
Tout de suite en 2010, j’ai eu l’occasion de participer à des grands concerts à Antsahamanitra « les 5ans de scène de Marion », « Independ Za » et« 10ans de scène de Shao » toujours en tant qu’invité.
J’ai fait également un show à Fianarantsoa en 2011 en compagnie de Volkany Sound et la même année je me suis consacré à produire mon propre album solo et préparer un live pour l’occasion en 2012.

Pourquoi le R’n’B ?
Le R’n’B je n’ai pas d’explication précise à ce sujet. Juste que le R’n’B synchronise avec ma voix, mon look, ma danse… et puis j’ai été influencé par des artistes R’n’B comme Marion par exemple, je ne mets pas de coté la danse au contraire je la combine avec ma musique à la fois.

Comment as-tu fais pour réussir à parvenir déjà à des grandes scènes ?
Marion, un des artistes qui m’a beaucoup aidé à se lancer à faire de la musique.
Il m’a donné l’opportunité de faire la première partie de son show (09 mai 2010) pour ses 5ans de scène et puis j’ai signé d’autres contrats après je dirais alors que c’est grâce à mon talent et je me fais distinguer parmi tant d’autres par ailleurs j’ai fourni beaucoup d’effort, je me suis donné à fond pour réussir.

Nous voila 2012, c’est toi qui à fais l’ouverture d’un show (Hip Hop), c’était pour quelle occasion ?
Oui exactement, c’était pour la sortie officielle de mon album « Manina ».
Ca s’est passé au « Le Club » Antanimena (Tana) le 27 janvier 2012 dernier où la première partie était assurée par des guest comme Farah, Rixah et Marion et Moi en deuxième partie j’ai présenté les morceaux de mon album.
C’était un show plutôt intime à la fois VIP parce que l’organisateur à imposer un Dresscode et c’était une soirée sous présentation d’invitation à l’entrée.

Si tu fais une comparaison de tes concerts lequel donnerais-tu un maximum de points ?
Sans hésiter celui que j’ai fait récemment parce que la scène était à moi entièrement la première fois où j’étais maître de scène. J’ai aussi présenté mon album c’est ma production c’était l’opportunité de le partager officiellement directement à mon public, à mes fans, à mes amis, à mes proches bref à ceux qui m’ont soutenu dans le projet. Par ailleurs les grandes scènes précédentes font parties des expériences que j’ai pu parcourir.

Combien de temps as-tu accordé pour la préparation de ce live et de cet album ?
J’enregistre souvent, et c’est à partir de ces morceaux que j’ai pu constituer mon album donc je ne peux pas dire exactement, sinon je peux dire que 2011 était l’année où j’ai préparé sa sortie, comme son nom l’indique «  Manina » reflète mon début dans une carrière professionnelle où je prévois encore de nombreux projets à venir. Et sur le live environ 2 mois parce que la répétition devait être impeccable. En cours de ces deux mois nous avons réalisé un clip…

Peux-tu parler un peu plus de ton album ?
La sortie officielle de mon album « Manina » était le 27 Janvier j’ai même fait un show le même jour. Il contient 12 titres inédits, on a prit 4 titres issus de cet album pour les clips et 3 titres pour les featuring. L’album est toujours en vente dans les points de vente habituels.

As-tu quelque chose à dire pour tes fans ?
Je souhaite partager avec vous mon album afin que vous sachiez qui est Alson, écoutez-le, partagez si vous aimez et je compte réaliser d’autres projets tout en restant près de vous.
Les prochaines scènes c’est pour bientôt restez brancher.
Merci à mes proches qui m’ont soutenu jusqu’à maintenant et surtout ceux qui ont participé de près ou de loin pour la sortie de cet Album «Manina ». Big up à Rap-gasy.com !!!

INTERVIEW LUNA

Une femme s’initie dans le monde du Rap malgache, non pas entant que rappeuse, mais comme responsable administrative et avec des objectifs très bien précis ses exploits connaissent à chaque fois que du succès pour elle-même et aussi pour les adeptes de rap qu’elle produise.
Luna, une de ces publiques qui, désormais devenue manager artistique. Tellement dévouée à son métier. Les professionnels ont choisi de travailler avec elle. La miss affirme que cette année c’est « L’année du Hip Hop… »
A cet effet, Rap-gasy.com l’invite exceptionnellement pour ce reportage écrit.

Peux-tu te présenter?
Luna, Manager artistique. Bonjour Rap-gasy.com

Comment as-tu fais pour intégrer le monde artistique ? Pourquoi le rap ?
Il y a quelques années, j’ai assistée à un Showcase de Doubl’e’nn au Chill Out Café. Je ne sais pas d’où il le savait, mais il savait que je faisais des slams; il m’a proposé de monter sur scène avec lui pour que je lise un de mes textes. Tout a commencé par là.
Pourquoi le rap? C’est une passion depuis que j’ai 8 ans. J’ai eu un coup de foudre pour les grands old school, IAM, NTM, etc… Depuis je ne peux plus m’en passer.

Quelle est ta place dans le rap, quelles sont tes fonctions, quelles sont tes rôles?
Je suis devenue manager artistique et en même temps une grande admiratrice du talent de ces artistes.
Je suis souvent dans le public lors des concerts, celle qui crie toujours tout fort pour encourager les artistes.

Quels genres de comportements ou d’acquis doit-on avoir pour ce métier
Il faut d’abord croire en ce que l’on fait, et surtout croire aux artistes qu’on produit.
Il faut être stricte et surtout très très forte mentalement.

Crois-tu qu’une femme est plus fiable qu’un homme fasse ce boulot de manager ?
Fiable? Je ne sais pas. Je sais juste que c’est plus facile pour une femme de communiquer, de se rappeler de tous les rendez-vous et de tout ce qu’il faut faire.

Comment as-tu fais pour choisir ta cible (ton artiste) ?
Je ne les ai pas choisis. C’est eux qui m’ont choisi.

Tu travailles avec qui ?
Au début, je travaillais avec Dacush et Kougar du Label MadaBounceKar.
Actuellement, je travaille avec Kougar et Doubl’e’nn.

Quels sont les points forts et points faibles de ton équipe (rappeurs ou groupe) ?
Leur premier point fort : c’est qu’ils m’ont moi. (Sourire).Ils ont confiance en eux et en moi. C’est notre plus grande force.
Les points faibles : l’immaturité dans certains plans.

Quels appuis donnes-tu pour réussir dans ce que tu fais ?
Une motivation et une passion sans faille.

Quelles sont tes motivations, tes ambitions une fois que tu t’investis dedans ?
Ma plus grande motivation : c’est que je crois en ce que je fais.
Depuis que j’écoute du rap, je me suis fait une promesse de participer d’une façon ou d’une autre à développer cette culture. C’est mon rêve de gamine. Je réalise mon rêve et en même temps les rêves de ceux avec qui je travaille.
Que demander de plus? » SE DONNER LES MOYENS ET VRAIMENT LE VOULOIR » [SNIPER]

Quelles sont les difficultés de ce métier ?
Que des emplois du temps hyper chargés…

Qu’as-tu réussi à faire jusque là ?
Vers la fin de l’année 2010, je me suis occupée de la sortie du maxi de Dacush MBK et de Kougar MBK.
Du Showcase pour la sortie du maxi jusqu’à la distribution des cd. Sans noter les publicités et la communication nécessaire pour faire connaître tout ça.
Il y a eu aussi le showcase de Willkim pour la sortie de son Street Album. Je l’ai aidé un peu à organiser tout ça. Et puis dernièrement, le double album de Kougar.

C’est comment travailler en équipe surtout au niveau des points de vue différents, des idées et à la prise de décisions ?
Ça se passe comme ça partout dans le monde!!! Mais on arrive toujours à un accord commun en fin de compte. Juste que quelque fois, je hausse un peu le ton! (sourire)

Comment vivre les succès, les critiques ou encore la célébrité (Les tiens)?
Les critiques? J’adore ça. Qu’elles soient bonnes ou mauvaises, ça me permet d’analyser, de repérer et d’améliorer mes services. Vu que je suis très perfectionniste, ça m’arrange.
Pour ce qui est du succès ou de la célébrité, il faut déjà savoir que je ne demande aucune reconnaissance dans ce que je fais.
Du coup, je ne suis pas vraiment citée dans les discours de mes artistes. Ce qui fait que du côté de la célébrité, je ne crois pas l’être.
Mais je sais que beaucoup de gens me détestent, c’est dommage pour eux. Mais, qui m’aiment me suivent!

A ton avis, qu’est ce qui manque dans le rap malgache et quelles solutions proposes-tu ?
En un seul mot,  » la discipline »!!!

Les filles qui s’accordent ce métier sont-elles en bénévole ?
MDR, subtile question…. Je suis plus bénévole qu’autre chose, mais je suis reconnue à ma juste valeur

Quelles sont les conditions pour avoir une collaboration avec l’artiste que tu gère ?
Il n’y a pas vraiment de conditions, il suffit de proposer un projet et d’en discuter. Si les deux parties sont d’accord, je ne vois où poserai le problème.

Quelles conditions si c’est un groupe de rappeurs qui demandent à travailler avec toi ?
Il faut que le groupe sache que je suis très perfectionniste et très rationnelle.
Mes avis peuvent sembler insignifiants pour eux, mais je sais toujours ce que je fais, et je sais toujours ce que je dis parce que je tire tout dans mes expériences précédentes. Il faut qu’il sache m’écouter.
Mais le plus important, c’est que je dois les connaître personnellement avant de travailler avec eux.

Envisages-tu de travailler avec d’autres rappeurs ? Et mettre en parenthèses les rappeurs précédents ?
Oui, pourquoi pas; Ça fait toujours plaisir de proposer son aide à quelqu’un, mais si je travaille avec de nouveaux rappeurs, cela ne veut pas dire que je vais mettre en veille les anciens. Je me suis engager envers ces rappeurs, et je tiens toujours mes engagements. La clé, « c’est de bien gérer ».

Pourquoi as-tu décidée d’intégrer Dagosy Mouv Mada ?
Je trouvais que le concept était plutôt intéressant et hors du commun. Des rappeurs qui s’associent pour aider les autres je ne pouvais pas refuser…

Gérer un groupe de rap et une association simultanément demandent quoi vis-à-vis d’un manager ?
C’est comme je disais, il faut bien gérer. Ce n’est pas difficile quand on sait s’y prendre.
Mais il faut rester concentrer.

Et en retour qu’attend-tu d’eux (rappeurs)?
De l’intégrité, de l’honnêteté (surtout envers moi), de la discipline te surtout de la confiance.

Que projettes-tu cette année ?
« A mon avis, c’est l’année du HIP HOP ». Je vais faire tout mon possible pour réaliser le rêve et les projets de mes artistes. Il n’y a pas plus grand que de réaliser ses rêves.

C’est dans quel moment de l’année qu’il faut présenter son projet, là où on est sure que le public va capter et avoir un feedback positifs?
Il n’y a pas de bons moments. Ceux qui nous ont toujours suivis nous suivront toujours.
Si le public aime ce que l’on fait, il sera toujours là pour nous. Bien sur, les tactiques de marketing et de communication s’établissent mais je sais que peu importe le moment, le public sera là.
Contrairement à ce que plusieurs le pensent, « le rap n’est pas mort… »

Comment fais-tu pour convaincre les grands organisateurs d’événements pour que tes rappeurs puissent y participer à un show? Y-t-il un tactique particulier ?
C’est pour ça que je disais que c’était plus facile pour une femme de s’y mettre.
Vue les études que j’ai faite, je sais exactement quoi dire et quoi faire. Il faut juste rester sûre de soi, et anticiper les questions des organisateurs. Les rassurer, et les faire croire en nous.

Es-tu seul à manager ton équipe (Rappeurs) ?
Non, j’ai ma cousine qui m’aide de temps en temps. Elle est aussi passionnée que moi.

Merci à toi Luna on espère de tout cœur que dès cette année tes rêves se réaliseront surtout avec succès.
Je remercie Rap-gasy.com et aussi à tous ceux qui ont toujours cru en moi. A mes amis, à mes parents.
A Kougar et à Doubl’e’nn.
Et surtout à ceux qui me détestent, car leur haine m’ont conduit là où j’en suis maintenant.
Peace

Interview JOE Dealer de rimes

Joe dealer de Rimes est malgache originaire de Fandriana (Fianarantsoa) il maitrise la langue malgache même qu’il n’a jamais vécu à Madagascar.
Il fait un come back, il explose le silence et veux à tout prix faire parler de lui de France à Madagascar.
Bien qu’il ait intégré l’association artistique Dagosy Mouv, il a aussi ses projets cette année il vous les livre.

Salut, Joe Rap-gasy.com te remercie d’être l’invité pour l’interview de ce mois.
Pour commencer, peux-tu nous dire tes débuts dans le monde du Hip Hop ?
J’ai commencé à l’âge de 10 ans, mes cousins m’ont beaucoup influencés à parcourir cette activité artistique.
Au départ, ce n’était pas trop sérieux parce que j’ai ressenti le besoin de m’améliorer donc j’ai lâché dans un temps déterminé.
Au fil des temps j’ai appris, je me suis investis à fond pour identifier ma propre personnalité dans le rap. Suite à ces étapes, (5ans plus tard) j’ai fait un grand come back et je suis revenu avec un maxi  intitulé « Comité d’accueil »

Peux-tu parler davantage sur ton maxi ?
Mon maxi est composé de 8 titres, il se fait un peu vieux ça fait presque 3 ans.
Il y a quelques connexions avec Dadley, Kopela et mon frère notamment.
J’ai voulu faire ce maxi pour montrer que je suis revenu et que je ne dors pas contrairement à ceux que les gens croient et je voulais avoir des reçus.
Puis, ce maxi m’avait donné la chance de m’améliorer dans ce qui est niveau texte…
Je suis sur un nouveau projet qui s’intitulera le  » Joeker « ! Malheureusement, aucune trace de rap malgache à l’intérieur dans ce projet, peut-être que dans le prochain ça sera une surprise.

Et le nom de guerre Joe Dealer De Rimes ?
C’est bien ça Joe Dealer De Rimes, car dans ma famille on m’appelle Joe enfin partout maintenant (rires).
Les Dealer 2 Rimes c’est mon frère qui a trouvé ce pseudo et je pense que cela sonne très bien donc je l’ai gardé jusqu’à maintenant.

La culture Hip Hop « Malgache » pour toi s’est-elle transformée depuis que tu as quitté Madagascar ?
Je n’ai jamais vécu à Madagascar mais j’écoute souvent du rap malgache.
J’ai toujours apprécié le rap à l’édition de « Afondasy ». Et la dernière fois que j’étais au pays, il y avait eu beaucoup de relèves où j’ai vu du Rap malgache fusionné Rock, j’ai trop kiffé j’ai même tout de suite téléchargé une fois arrivé en France et puis je suis de près l’actualité rap malgache du site Rap-gasy.com donc je peux dire que je suis à la page.
Si c’est possible je souhaiterais bien faire des featuring avec des rappeurs malgaches.

Un come back à Madagascar serait-il prévisionnel pour un Projet à long terme ?
Je pense retourner là-bas et je compte rester définitivement, là je suis déjà en cours de préparation de mon projet et je n’y vois aucun inconvénient si je partage mes plans les autres rappeurs du bled.

Que souhaiterais-tu pour faire évoluer le rap malgache ?
Je voudrais que les rappeurs malgaches de France et ceux de Mada fassent beaucoup plus de connexions afin qu’il y ait plus de partage et de contribution de popularité par exemple, que le rap malgache soit connu en France et de même à Madagascar.
Mais aussi prévoir plusieurs showcase et faire plus de clips car actuellement le public s’intéresse de plus en plus aux images vidéos.

Comment se manifeste la représentation de Madagascar au niveau de la culture Hip Hop ?
Le Hip Hop malgache n’est pas connu mais il existe, les gens sont libre de s’exprimer et d’avoir leur propre choix sur ce qu’ils écoutent moi je dis je kiffe le Rap malgache.

Comment considères-tu les autres rappeurs malgaches qui vivent en France ?
Je les considère comme des rappeurs normaux, ce n’est pas qu’ils vivent en France qu’ils n’ont plus le droit de faire du rap en malgache, ce qui me fascine le plus c’est qu’ils représentent toujours leurs pays d’origine.

Quels sont les critères nécessaires pour se lancer dans une carrière solo ?
Personnellement, il n’y a pas de critères appropriés. Il faut juste donner ce que tu vaux, montrer tes talents le faire bien autant que tu voudras et surtout savoir le partager aux autres dans ce sens on a le champ est libre.

Depuis ta première prise de son, à peu près tu possèdes combien de morceaux, en général tu te bases sur quel thème et de quoi tu t’inspires ?
J’en possède plusieurs, je n’enregistre pas tous les jours ; j’ai fait plus de featuring… Généralement, je parle du monde de son entourage et de son environnement, une partie de mon vécu où de ceux des autres tels que les faits réels des gens.

Peux-tu dévoiler ton identité dans le rap, imites-tu une personne en particulier ?
Dans le rap je suis juste moi, c’est seulement Joe Dealer De Rimes je n’imite personne parce que j’ai ma propre personnalité, différent par rapport aux autres.
Je ne vois pas trop l’intérêt de faire du rap si c’est pour faire une copie collé.

Peux-tu parler un de tes titres qui met en valeur ta passion pour le Rap ?
C’est un son qui sera inclus dans mon prochain projet le titre c’est «  Au fil du Temps ». Dans ce morceau je parle de mes débuts dans le rap, quand j’ai fait l’écrit de mes premiers textes, les raisons qui m’ont poussé à arrêter pendant un moment et ainsi de suite…

Pourquoi s’investir dans une association Artistique ?
J’ai décidé d’intégrer l’association artistique Dagosy Mouv parce que:
D’abord on me la proposé, puis je pense qu’il y a un bonne état d’esprit dans le groupe, avec ces différents styles de musique, et chacun peut apporter sa propre touche musicale comme le prochain son  » Tontolo vaovao  » qui va sortir bientôt, on remarque la divergence musicale.
Puis tout le monde se sent a l’aise dans le crew, on peut apporter notre avis sur n’importe quel sujet s’il y a quelque chose de mal ou pas.
D’ailleurs retrouvez en Showcase pour ce qui sont en France ou sur Paris le 3 Mars au Belluschi’s

As-tu quelques messages à transmettre ?
Oui, je remercie à toute l’équipe de Rap-gasy.com mais aussi pour ceux qui m’ont soutenu depuis le début c’est grâce à eux que je suis là. Je compte donner le meilleur qui soit en moi et partager mon rap !!!

Interview Fefiloha

FEFILOHA
En l’an 2000, plusieurs groupes issus de la culture Hip Hop se réunissaient en vue d’une action commune pour composer en quelque sorte un clan dans le quartier d’Ampefiloha.
En 2002, au final, « Desa », « Baba », « Yanki », « Papa », « Kolt », « Babamena » et « Mika » décidaient de former officiellement le groupe « Fefiloha ».
Ces jeunes étaient déjà liés par l’amitié depuis l’enfance et surtout par le rap du faite qu’ils habitent dans le même quartier, les membres du groupe se montrent toujours volontaires et aient le feeling de partager leur rap.
Chaque membre ne lâche pas prise et se dispose à continuer le vrai Game, d’ailleurs Fefiloha est très actif jusqu’à maintenant.
A 10 ans d’existence, le groupe a pu réaliser de nombreux enregistrements vocaux y compris les collaborations featuring mais aussi quelques clips vidéos.
Début 2012, Fefiloha est encore plus dynamique que jamais et suit avec enthousiasme le rythme actuel du rap.
Par l’occasion ces jeunes rappeurs balancent récemment la sortie de leur premier Street Album « Pitik’Afo »

ALBUM
Début janvier, Fefiloha présente officiellement « Pitik’Afo » ; comme son nom l’indique « Pitik’Afo » démontre une étincelle, un projet bien préparé minutieusement avec prudence et avec attention du fait que Street album était déjà très attendu. Ce n’est autre que la réponse d’une promesse depuis l’année dernière.
Il retient alors 9 titres sélectionnés entre 2003 à 2011 ; Des rappeurs reconnus ont été invités à participer dans ce Street Album, Fefiloha impose en même temps leur signature underground tout en relatant leur point de vue sur le Rap et s’inspirant également des faits réels au niveau de la société.
Du rap engagé socialement signé Fefiloha, « Pitik’Afo » est dédié pour tout le monde où le groupe transmet des messages aux auditeurs de façon direct liée d’une vision extrême sur la réalité de la vie quotidienne.
Sur ces effets, chacun des membres s’exprime à leur propre manière sans pour autant rester borner sur un seul sujet mais essaye d’être ouvert à toutes sortes de thèmes.
Le Street Album de Fefiloha est désormais en vente depuis janvier, à 5000ar l’unité, dans une boutique sise à Mahamasina « LASCART ».

 

 

COLLABORATION
Ce premier Street album est en faite une autoproduction :
Fefiloha a prit un mois pour les retouches techniques dont en moyenne le groupe prend 4h de temps pour un enregistrement surtout pour en venir à la perfection une reprise peut s’y ajouter et aussi pour se mettre d’accord sur le choix du répertoire final du Street Album.
Ces 9 titres ont été triés sous la décision de chaque membre jugés meilleurs depuis 2003.
Des rappeurs connus sont en featuring avec le groupe où ils couvrent généralement 7 titres dans ce Street Album.

PROJETS
Le Street Album « Pitik’Afo » reflète aussi un avant goût d’un vrai Album qui s’intitulera « Mamay» et sortira courant 2012.
Fefiloha est déjà en cours de préparation (enregistrement vocal) actuellement. Les membres avouent être très satisfaits de la collaboration avec leurs amis rappeurs et envisagent encore d’autres featuring.
Mais la promotion de ce Street album continuera jusqu’à la sortie officielle de l’album.
Un live de promo sera peut être au programme cette année, la date s’annoncera très prochainement.

MESSAGES
Fefiloha remercie déjà ceux qui ont déjà eu l’occasion d’apprécier le Street Album « Pitik’Afo ».
Il est à préciser que la vente de ce Street Album « Pitik’Afo » se trouve à Mahamasina Boutique « LASCART » ou contacter directement le groupe via réseau social Facebook « Fefiloha Ofisialy » ou appeler le numéro 033 40 520 28.
Sans oublier de remercier tous ceux qui ont soutenu le groupe Fefiloha depuis le début, un big up pour Rap-gasy.com pour les divers publication au sujet de Fefiloha ainsi que le public… PEACE

Interview Son-scrupule (Duss & Max styl)

Originaires de Madagascar, l’un vient du Nord et l’autre vient du Sud, encore mieux Max Styl rappe en Français tandis que Duss rappe en Anglais. Issus d’un même label « Xstyl Label », Max et Duss se mettent en force pour créer leur propre groupe « Son-scrupule ».
Découvrez dans ce reportage écrit, les infos nécessaires pour connaitre le groupe.

Quelles étaient votre initiative pour créer Son-scrupule ?
Max : Duss et moi appartiennent au Label Xstyl donc chacun de nous deux ont déjà fait du rap auparavant, puis nous avons décidé ensemble et entre pote la création de Son-scrupule.
Duss : On s’adressait à une certaine cible que « si tu n’aimes pas, tu n’écoute pas » pour démontrer aussi qu’on ne dépend de personne. De cette exigence, nous avons crée ce groupe incluant Max Styl et Duss depuis 2008.

Mettez-vous Son-scrupule de coté pour s’approprier davantage à vos carrières « solo » ?
Max : Pour plus d’ouverture d’esprit, nous ne nous attachons pas à un seul groupe parce que nous essayons également de voler de nos propres ailes, de montrer de quoi on est capable si c’est individuel, avant Son-scrupule, moi en tant que Max Styl, j’ai sorti mon premier album « Temps Fort » et je projette un autre pour le mois de décembre.
Ne vous inquiétez pas, mettre ce groupe en attente n’est pas prévu dans le planning malgré nos carrières individuelles.
Duss : Jusqu’à maintenant, je fais de feat avec plusieurs rappeurs malgaches. Ces collaborations augmentent ma capacité après tout je ne dévalorise pas Son-scrupule ou les autres tout est important mais à chacun son temps.

D’où vous venez originellement ?
Max : Originellement, je viens du Nord de Madagascar (Diégo).
Duss : Je viens de la partie Sud de Madagascar plus précisément Fort-Dauphin.
Actuellement Max et moi vivent dans la capitale pour les études et les collaborations avec d’autres Mcs.

Vous êtes Malgaches, pourtant vous faites le rap en langue étrangère, pourquoi ce choix ?
Duss : Chacun à sa façon, d’être à l’aise à son égard « cela ne veux pas dire que tellement je veux être un américain » si je rappe en anglais. C’est mon choix, rien de plus, je m’exprime mieux dans cette langue, toutefois je ne néglige jamais la base du rap ni mon origine en tant que malgache.
Max : Du fait que, Diégo est ma ville natale en plus d’être une ville touristique, la langue française domine là-bas. Pour moi, faire du rap en français me met beaucoup à l’aise, et puis l’essentiel, c’est que le message passe ; que ce soit en Malgache ou en Français ou en d’autres langues.

Que pensez-vous de la culture Hip Hop (Malgache) ?
Duss : Cette culture Hip Hop ne nous appartient pas, c’est juste à titre de prêt. Les malgaches ont leurs propres cultures originelles, qui, je pense se propage déjà dans d’autres pays.
Max : Vu que nous vivons dans la mondialisation, la culture Hip Hop est devenue une culture pour les jeunes. L’influence des autres pays incitent les jeunes à oublier les traditions et cultures, donc tout le monde s’y met quand c’est à la mode.

Comment ont réagit vos proches une fois qu’ils ont apprit que vous faites du rap ?
Duss : Je me suis toujours caché, mais une fois, un membre de la famille a fait passé un clip, il s’est trompé de cd. J’avais une peur bleue à l’idée que mes parents vont me réprimander, or ce n’était pas le cas, ils ont tout de suite montré une émotion de joie et me soutiennent jusqu’à maintenant, je peux dire que le courant passe très bien.
Max : J’ai dédié à ma mère, un titre « Pour l’amour d’une mère », je vous laisse imaginez l’effet que ça lui à fait.

Pour vous, faire un nouveau titre est-il programmé à l’avance ?
Max : Pas forcément, moi personnellement, je ne commende pas mais inspirations.
Duss : Dès fois, ça commence par un « revy revy kely », les trinques entre potes, en même temps on écoute à fond de la musique puis ça se termine toujours par une prise, nous décidons de poser quelques mesures et voila.

Ces idées spontanées et soudaines se qualifient souvent à quel sujet ?
Max : Le moment où ça marque bien dans la vie tels que les regrets, les passés péjoratifs et tout ce qui est en rapport avec les revers de la vie. Je parle souvent des évènements inattendus qui changent une situation en mal voir l’échec et toutes les émotions qui s’en suivent.
Duss : Je ne cherche pas loin, je m’inspire de la réalité, de la vie actuelle et d’ailleurs je montre avec prétention ce que je pense de langue anglaise bien sure.

Est-ce que les jeunes de votre ville d’origine aient le sens d’écoute de votre musique ?
Duss : Si je fais une comparaison à celui de Tana, oui les jeunes de Fort-dauphin sont plus à l’écoute. Dans la capitale, nos sons passent uniquement dans des émissions spécialisées, et c’est peut-être une fois tous les trois mois. Là-bas (Fort-Dauphin) dès qu’on balance un son tout le monde se met à l’écoute.
Max : A Diégo, oui il y des gens qui écoute en boucle, et lors d’un show case je m’y attends pas qu’il y a des jeunes qui savent par cœur mes textes. A Tana, en tout cas je n’ai jamais vu (rire)

D’ici la fin de l’année qu’avez-vous à offrir pour le public que ce soit de Tana ou d’ailleurs ?
Duss : On se lance doucement, mais au programme plusieurs sons en même temps Max prépare son second album.
Max : Et oui, c’est prévu pour le 20 décembre, l’album s’intitulera « L’autre c’est moi » je ne dirais pas plus mais on verra.

Avez-vous encore quelque chose à dire pour finir l’interview ?
Duss : Je tiens à repréciser que même si je rappe en anglais je suis et toujours restera Malgache, et je remercie ceux qui ont été là à me soutenir depuis le début.
Max : « Met-toi à l’aise à ce que tu fais », moi en tout cas je donne le meilleur.
Son-scrupule : Merci Rap-gasy.com, l’accueil a été très chaleureux, un site web comme celui-ci ce dont on a besoin…

Interview fait par Ruthatiana

Interview Resistance in-9

 

RESISTANCE IN 9

Ils sont neuf (9), jeunes, branchés, le public malgache se réfère à eux. Leurs morceaux passent tout le temps à la radio et à la télé et même classé parmi les 15 tubes les plus demandés par semaine. « Résistance In 9 », un groupe issu d’un concours dans une chaine locale télévisée à Madagascar, le groupe se met aussi en ligne pour valoriser le rap malgache.

 

Quel était votre point de départ ?

Auparavant, chacun des membres se trouvait dans un groupe respectif qui existe encore aujourd’hui.

Puis en 2008, le groupe Résistance s’est formé, par la suite nous avons participé à un concours local qui nous a permit de nous faire connaitre au grand public. Juste après, « Résistance » est devenue « Résistance in 9 ».

 

Pourquoi le groupe est désormais Résistance in 9 ?

Résistance In 9 : « Résistance » a un sens polyvalent significatif et « in 9 » vient de « Ninine » (en malgache) d’une part « in » verlan de « ni » et d’autre part un mot en anglais « Nine » (9) correspondant au nombre des membres, composé de 9 artistes jouant simultanément le rap et le rock.

 

De qui est formé le groupe Résistance In 9 ?

En tout nous sommes neufs officiellement, y compris une (1) lead vocal (Malala), trois (3) rappeurs (Chay, Mas, Ras’k) et cinq (5) musiciens (Tsu, Damien, Jacky, Telina et Toky). Mais également notre famille qui nous soutienne, côté affectif, morale et financier pour en arriver à ce stade.

 

La présence de vos parents ne signifierait-il pas que Résistance In 9 est encore immature et dépendant ?

Résistance In 9 est sérieux affirme Chay ! Trop sérieux même, nous avons encore besoin de l’appuie de nos parents pour être bien encadré dans le droit chemin, se faire guidé ne veut pas dire être incapable, voyez par le résultat de ce qu’on fait.

Dans ce domaine artistique, il s’agit de donner quelque chose au public, donc la maturité est importante pour consolider l’échange. Nos fans comptent sur nous et les décevoir n’est pas du tout notre plan.

 

Quels sont les connaissances acquises lors du fameux concours dont vous avez prit part ?

Beaucoup d’enseignements en tout cas!!! Nous avons trop apprit. Nous remercions vivement cette chaine parce que c’était très enrichissant malgré notre défaite.

Nous conseillons toutefois aux jeunes talents de poursuivre des formations, être encadré avant de se lancer.

 

Comment avez-vous vécu l’échec ?

C’était plutôt décevant et à la fois choquant, depuis une correction s’impose. Notre ambition c’est de continuer, jusque là nous avons progressé en même temps nous essayons toujours de donner le tout pour le tout avec une meilleure qualité.

 

 


Quelles sont vos complicités pour renforcer le groupe ?

Nous sommes très proches les uns envers les autres, nous nous convenons trop facilement. Par ailleurs nous nous voyons de temps en temps.

Au sein du groupe, nous posons des conditions collectives comme se réunir tous les samedis, présence obligatoire de chacun lors des répétitions, des prises de son, d’un live ou d’un tournage de clip.

 

Un clip est récemment sorti, que prévoyez-vous de faire après ce lancement ?

Oui, le clip est tout récent c’est pour nos fans, par contre ce morceau circulait déjà depuis quelques mois dans les ondes libres.

Nous ne voulons pas se précipiter pour la sortie d’un album mais nous restons d’abord concentrer sur ce nouvel opus et le reste s’en suit calmement y compris le show.

 

Que peut-on savoir de ce nouveau tube ?

Il a pour titre « Fiainan’ny Gasy » qui relate logiquement la vie des malgaches en général.

Le troisième clip après « Mila Mouv » et « Mbola Ho Lavitra »

Il est également inclut dans la Première Compilation de Rap-gasy.com

Ceci est une reprise, le son appartenait à « Eternaly » avec quelques modifications dans les couplets rap à la façon Résistance In 9.

 

Où avez-vous tournez ce clip et quels souvenirs avez-vous gardez?

Le tournage s’est fait dans une terrasse en plein cœur de la ville, tout le monde était présent nous nous sommes bien amusé, le meilleur tournage que nous avons pu réaliser parce qu’aucune dispute n’est surgit (rire) avec pleines d’émotions.

 

Rap fusion Rock, comment transmettre ce style au public ?

Le public nous a reconnu sous ce style depuis le début, nous tenons à le préciser et à le garder jusqu’au bout.

Résistance In 9 est à la demande du public, nous concluons que le message est très bien passé.

Le Dirty acoustique fait partie de nos styles, le rap et le rock sont équilibrés, tous deux marquent et identifient Résistance In 9 et aient chacun une importance qui valorise de plus en plus le groupe.

 

Que pensez-vous du rap Malgache ?

Chacun essaye de faire de son mieux un effort se dévoile, mais l’opportunité de chaque rappeur n’est pas pareille, et c’est là qu’il y a une divergence qui provoque souvent les réflexions de jalousie.

La technologie est très en vogue et peut même s’ajuster au bon terme de la musique. Parfois les gens ont une mauvaise foi de juger pour un rien les vrais artistes plongeant de cet art.

 

Comment vivez-vous votre célebrité ?

Nous essayons d’être toujours nous-mêmes, à l’aise en public, de répondre, et de sourire.

Il ne faut surtout pas oublier que nous aussi, sommes tout autant des gens normaux comme vous, qui marchent dans la rue, qui étudient dans les classes, qui ont des amis, qui rigolent… toutefois nous gardons ce prestige en tant que Résistance In 9 tel qu’il soit reconnu par tout le monde.

 

Que faites-vous pour préserver le groupe ?

Tout autant que possible, être unis pour représenter Resistance In 9 pour chaque prestation, et devenir professionnel dans le monde artistique, surtout atteindre nos objectifs dans chaque session en donnant le meilleur de nous-mêmes.

Ni adhérer ni enlever un membre est carrément défavorable. Les neufs suffisent pour former Résistance In 9 nous en sommes très fier.

 

Sollicitez-vous une collaboration avec d’autres artistes ?

Oui, mais ce n’est pas encore réalisé, cela se déterminera par le temps et le moyen, de toute façon nous restons concentrer sur le groupe pour l’instant.

 

Et la première fois que vous avez entendue ou regardée votre clip à la télé ?

C’était trop émouvant et la sensation est différente quand c’est à la maison que nous regardons en famille avec un lecteur et que nous voyons le clip en direct !!! Nous avons toujours le sourire, nous faisons un bref rappel des faits. Par ailleurs, si Résistance In 9 n’est pas ensemble au moment ou le clip passe, nous nous signalons par un texto.

 

Qu’est-ce qui vous gène le plus lors des prestations ?

Quand c’est playback, nous nous sommes habitués pour que ça soit acoustique, s’il y a changement de ce que nous avons prévus donc ça se voit directement que ça craint.

 

Quelle est la nécessité d’être connus ?

Bien nous avons d’abord une relation forte côté médiatique, à chaque fois c’est très touchant d’entendre que des fans demandent nos sons à la radio, ils font passer ensuite dans les classements hebdomadaires.


Avez-vous un message pour vos fans ?

Oui sûrement, merci d’être toujours là votre appréciation nous motive, nous encourage, nous vous réservons une surprise avant la fin de l’année. Par la même occasion Résistance In 9 tient à remercier Rap-gasy.com… Sans oublier de remercier tout le monde du fond du cœur dédicace à toute la famille, à nos proches et surtout à nos fidèles fans… de Résistance In 9…

Interview Doxart Production

Willkim et Doxi

Le rap fait parler de lui, la sortie d’un album prouve que les rappeurs sont actifs. Willkim et Doxi forme Doxart et présente un Street Album. Suivez en exclusivité l’interview sur Rap-Gasy.com…

 

 

 

Quel est votre actualité ?

Willkim : Nous sommes actuellement en cours de préparation de la sortie de l’album, le tout premier Street Album de Willkim, qui se présentera officiellement le 22 juillet prochain.

 

Chacun de vous deux poursuit une carrière en solo en dehors de Doxart ?

Willkim : Oui je suis en solo depuis 2009.

Doxi : Avant Doxart Production, je suis en mode freelance, je me trouve un peu partout où je me spécialise dans le son et vidéo

 

Comment avez-vous débuté dans le monde du Hip Hop ?

Willkim : Il y a 10ans passé, j’ai fait mes premiers pas en tant que danseur Hip Hop.

Puis j’ai commencé à écrire et un groupe s’est formé (du quartier d’Ambodimita) « O.S » qui n’existe plus actuellement. Après « M.A.S.S » composé de trois rappeurs, qui va revenir mais en tant que connexion.

Par la suite, j’ai intégré « C.H.S.S » où aujourd’hui je ne fais plus partie.

Par ailleurs, je suis toujours membre du Groupe « Eskwad », parallèlement en solo et dans « Doxart ».

Doxi : J’ai fait un peu du rap avant, on me connait en tant que Beat maker, Producteur, Réalisateur (bref tout ce qui touche la multimédia).

 

Comment avez-vous fait pour devenir Doxart ?

Doxi: Les prises de son d’Eskwad se sont effectuées chez moi. Puis, Willkim passait souvent et en même temps nous avons aperçu un point commun, un même feeling, et voila Doxart est là.

Willkim : Mais au début, c’était une idée de produire une fille, nous n’avons pas trouvé cette artiste, alors, je me suis mise à faire les prises sur les musiques réservées à celle qu’on voulait produire et ça été, donc, une des raisons qui a permit de devenir Doxart.

 

 

Qu’avez-vous pu réaliser depuis 2010 ?

Willkim : Plusieurs sons et un Street Album qui va sortir bientôt.

Doxi : Il est a remarqué que ce Street Album est en étroite collaboration avec Doxi Beat maker avec de nombreux rappeurs et sous la production de Doxart.

 

Pourquoi un Street Album et non pas un vrai album ?

Doxi : Pour arriver au sommet, il faut passer par plusieurs étapes à commencer par la conception de la musique, de l’écriture, la prise de son, la demande de collaboration avec les rappeurs et pourquoi pas un clip. Ce Street Album n’est qu’un avant goût du vrai album.

Willkim : Il se trouve que ce Street Album est le résumé d’un grand pas depuis ma carrière solo, une initiation et un passeport pour s’intégrer dans le monde musical.

Mais bientôt un vrai album viendra.

 

Que pouvez-vous dire de ce Street Album ?

Willkim : Comme on l’a dit l’album est sous la production de Doxart, qui a pour titre « Ambom-po Featuring» contenant dix titres à majorité en featuring, « on ne l’a pas fait exprès mais le produit prend davantage le côté Sound System, et aucune artiste de la gent féminine n’a participée ».

Doxi : Sinon, le 22 juillet ce sera la présentation officielle à tous les ondes libres (télé, radio, site web) bref pour le public.

Et c’est à partir du mois d’Août que le Street Album sera mise sur le marché dans vos points de vente habituels.

 

Combien de temps vous a-t-il fallu pour sa réalisation ?

Doxi : 7 mois

Willkim : 7 mois jusqu’ au 22 juillet.

 

Quels problèmes avez-vous rencontré durant ces 7 mois ?

Willkim : Je dirais le temps parce qu’il se trouve que dès fois je suis en déplacements et Willkim au travail.

Doxi : Le timing ne permet pas, face à la vie quotidienne par contre, le coté matériel ça va aucun problème.

 

Quels défauts et atouts vous vous apercevez l’un sur l’autre ?

Willkim : Dès fois Doxi est confus tellement il a beaucoup d’idée en tête sinon il fait partie des meilleurs beat maker, chacune de ces expériences compte.

Doxi : Un travail à deux ce n’est pas compliqué mais la divergence d’idée se présente toujours, on se contredit, on vise et regarde le bon coté. Willkim est têtu toutefois il a un bon flow, c’est un grand travailleurs et motivé.

 

Pourquoi justement Willkim mais non pas les autres membres d’Eskwad et pourquoi choisir Doxi alors qu’à Tana les « Beat maker » sont nombreux?

Doxi: Cela aurait pu être possible, et bien c’est Willkim parce que c’est d’abord le feeling et je pense qu’il correspond à l’attente que Doxart recherche.

Je ne dis pas que les autres membres n’ont pas de potentiel.

Willkim : Il a la capacité et aussi la motivation, le choix est fait. Doxart est là, nous travaillons ensemble pour avancer jusque là le projet fait succès alors on continue.

 

D’après le titre « Ambom-po », tous les titres alors symbolisent un même thème ?

Willkim : « Ambom-po » porte le nom du Street Album, c’est un morceau tiré parmi les dix titres. Les autres titres ont chacun leur propre thème.

Doxi : Tous ces titres sont indépendants et même les musiques attribuées sont différents (ce sont des créations) et de nombreux rappeurs ont été invité.

 

Comment faites-vous pour gérer et accorder du temps pour Doxart et les autres ?

Willkim : C’est vrai que pour pouvoir réussir, il faut s’y mettre à fond et dès qu’il y a la motivation, on se lance. Donc, bien planifier le programme qui dépendra aussi de ma disponibilité.

Doxi : Willkim est là si jamais je serai absent, de toute façon il faut bien gérer le temps, on ne pourra pas tout bousculer d’un même jour.

 

Quelle est votre priorité?

Willkim : Dès qu’il s’agit de la musique tout est prioritaire et important, j’essai toujours d’équilibrer, je pèse le pour et le contre.

Doxi : Tout est important et chacun est valeureux et est au même degré.

 

Pour ce premier Street Album, quel morceau est votre préféré et pourquoi ?

Willkim : Un titre « Vavaka ho azy » c’est en featuring avec Tann, Jahst et Pyro, lors de l’enregistrement c’était trop bien, il y avait plus de feeling par rapport aux autres, cela m’avait trop marqué.

Doxi: Je les apprécie sans exception puisque c’est de l’art.

 

Comment choisir le bon rappeur pour un featuring ?

Doxi : Le bon choix vient toujours de Willkim, entre temps je le conseille.

Willkim : Je ne refuse aucune collaboration, si c’est pour aller de l’avant, il ne faut jamais oublier que chaque rappeur a son propre personnalité et son identité. Sans pour autant forcer à faire un featuring mais je propose quand le Mc est capable.

 

Et le featuring qui t’avait fait effet ?

Willkim : Une fois, on m’a dit que mon flow ressemble carrément à celui de Cushy (M.B.K), alors que je ne l’ai jamais vu ni écouter ses titres auparavant.

Par la suite, je l’ai rencontré et j’ai fait un Featuring avec lui, comme quoi j’étais rassuré.

 

Quelles sont vos réactions pour avoir fini un Street Album ?

Willkim : Trop fier parce que j’ai tout donné et je l’ai fais avec mon cœur.

Doxi : A chaque fois que je réussi, pour moi tout mérite des applaudissements.

 

Savez-vous jouer à de vrais instruments ?

Doxi : Oui du piano et guitare, c’est plus vivant avec les vrais. Mais le virtuel je m’y connais mieux.

 

Pourquoi avoir coupé tes cheveux Willkim ?

Willkim : (Rire) Pour des raisons professionnelles, cela fait 2 ans et je n’ai rien regretté.

 

Quel genre de personne peut être un Beat maker ?

Doxi : En tout cas, ce n’est pas tout le monde parce qu’il faut être attentif et savoir écouter.

 

Que projetez-vous alors à part la sortie du Street Album ?

Willkim : Prévoir un live de promo, faire quelques clip. Sinon Tann, Jahst et moi vont former bientôt une connexion « Alefaaaa… ».

Doxi : Faire un album de Doxart.

 

Quelques mots pour nos internautes ?

Willkim : Soyez à l’écoute du premier Street Album de Willkim « Ambom-po featuring ». Qui se présentera ce 22 juillet à Ambohibao et qui sera bientôt en vente.

Doxi : Deux extraits sont déjà disponible sur le site et merci pour vos soutiens et bientôt vous aurez aussi les nouvelles de Doxart.

 

Interview fait par Ruthatiana

INTERVIEW : TCHIKO – LABEL CHSS

Bonjour, merci d’être l’invité de rap-gasy.com, peux-tu te présenter en quelques mots ?

-         Salut, Je suis Tchicko, membre et fondateur du Label CHSS «  Creative Heavy Sound System »

 

Comment se présente le Label CHSS actuellement ?

-         Depuis sa création en 2005, nous n’étions que des personnes membres, à l’époque huit rappeurs en tout.

-         Aujourd’hui en 2011, CHSS a une vraie structure de Label, dont deux groupes « ROANTARA » et « KRONOS » et ceux qui poursuivent leur carrière solo (Dont je fais partie)

-         Au fur et à mesure, quelques albums ont été sorti issu du Label et en collaboration avec Doubl’e’nn.

-         Par ailleurs, deux autres rappeurs ont rejoint le Label avec des critères correspondant à CHSS.

 

Comment s’est passé ta collaboration avec Doubl’e’nn ?

-         Je dirais que c’était bien, Doubl’e’nn et moi avons conçu un album « RIMA FILOZOFALY » qui s’est basé d’une histoire d’une quête de pierre philosophale.

-         L’album se divise en deux grandes parties (dont je choisi un titre et puis Doubl’e’nn choisi un autre) avec une chronologie logique bien précise et détaillée ; qui relate un fait du moyen âge, de l’an 2222 et nous revenons subitement du monde actuel.

-         Cet album était sorti le 6 mars 2010 (en simultané avec l’anniversaire de BOGOTA).

 

Que penses-tu de Doubl’e’nn ?

-         C’est un ami proche, que je respecte beaucoup. Sinon je pense qu’on peut le prendre comme référence depuis ses parcours artistiques, son éthique  et ses expériences peuvent me permettre de dire qu’il fait partie des vrais rappeurs.

 

Tu fais partie des rappeurs chanceux ayant un studio à la maison, que peuvent être les avantages ?

-         D’abord pour CHSS, c’est une grande opportunité, par ailleurs je suis capable de surpasser un domaine plus que professionnel. Une improvisation s’impose vue que l’heure ne se limite pas « C’est à ma porté » Par contre, je ne fais pas une prise de son tout seul, je préfère de loin quand mes potes sont présents.

-         Oui, au début j’avais des tas de projets de tout faire, mais à la langue, je suis chanceux au fil des temps je fini par en avoir marre, j’utilise ces matériels en temps voulu et quand c’est nécessaire, je ne me prive pas pour autant.

 

Que peux-tu dire de toi en tant qu’artiste ?

-         J’ai vécu dans un monde d’artiste, dans ma famille il y a ceux qui savent dessiner, bricoler, les autres font des manœuvres d’arts,

-         A part le rap, je m’intéresse plutôt dans le dessin, le design, j’ai eu l’occasion de faire une étude en architecture auparavant

-         Ce que je n’ai pas su faire c’est être un Dj, par contre j’ai participé dans des concours de « break dance » avant au lycée.

 

Parmi tes sons, le quel préfères-tu le plus ;

Qui écoute les en premier?

-         Je les aime tous, je n’ai pas de préférence particulière.

-          Sinon, un de mes cousins suit de près CHSS, qui, écoute en avant première nos sons et puis je fais passer à des potes.

-         Avec CHSS nous faisons une autocorrection et si une nouvelle prise est nécessaire donc nous n’hésitons pas à refaire pour perfectionner. Même les membres peuvent se rendre compte d’eux-mêmes qu’il faut refaire.

 

Chaque son représente quoi alors pour toi ?

-         Chaque son c’est une richesse, c’est très valeureux pour moi, je dirais que j’ai franchi une étape. Je me suis donné à fond lors de l’enregistrement, de la conception (…) l’inspiration vient de moi donc je fais tourner et je partage pour que les autres puissent entendre et apprécier les vertus du rap gasy par l’intermédiaire de mes sons.

 

Et toi et le rap ?

-         (…) Et bien nous ne font qu’un, comme un livre je peux dire que le rap est plus qu’une passion pour moi. Je prends le rap trop à cœur.

-         Personne ne pourra m’empêcher de faire le rap, sauf peut-être si un jour je deviens prêtre ou quelque chose de ce genre.

 

Pourquoi tu es devenu un rappeur ?

-         J’ignore pourquoi, mais c’est comme ça… je rappe c’est tout.

 

Connais-tu des rappeuses Malagasy ?

-         Oui, quelques unes seulement, de toute façon je suppose que 5% des artistes sont des rappeuses. Du fait que le rap c’est trop masculin.et les jeunes femmes sont vues et préfèrent les variétés et le R’n’B, difficile pour elles de faire le rap, qui ne va pas du tout combiner.

-         Un homme et une femme ne seront jamais égaux quelque soit le domaine à entreprendre.

 

Quels conseils donnes-tu alors ?

-         Si tu aimes vas-y fonces autant que tu veux, vas même jusqu’au bout ; ne te forces pas si le talent n’est pas en toi.

 

As-tu des suggestions pour faire évoluer le rap ?

-         Oui, il nous faut une sensibilisation dans un sens où tout le monde voit le rap d’un regard plus positif, donc tous les rappeurs doivent donner le meilleur.

-         Et en plus je relève quelques solutions donc je pense qu’une institution doit être mise en place.

-         Une maison de production aussi qui pourra assurer une carrière fondée de la production jusqu’à la signature d’un contrat

-         Et pourquoi ne pas s’inscrire à l’OMDA.

 

Alors tu fais partie des membres d’OMDA ?

-         Non, pas encore (…)

 

Où peut-on te trouver si on veut collaborer avec toi ?

-         Pour me trouver c’est facile il vous suffit de me contacter par téléphone (rap-gasy.com transmettra), ou sur « Facebook »,

-         Pour un feat toute proposition est valable selon les critères correspondants à notre Label.

-         Et entant que producteur toute collaboration en production de l’enregistrement à la sortie d’album (mixage, mastering, jaquette…)

 

Pour cette année, que projettent Tchicko en particulier et CHSS ?

-         Pour Tchicko donc un premier album solo est déjà sorti en 2010 : « FEAT-BACK 2k10 (Part One » qui est en vente à VIB’IN Ankadifotsy

-         Un autre album sorti de la même année avec Doubl’e’nn « RIMA FILOZOFALY »

-         Sinon, FEAT-BACK 2k11 (Part Two » est en cours.

-         Du coté de CHSS le groupe ROANTARA projette un Maxi et Jahst sortira bientôt un single solo.

-         Si tout se passe bien avant la fin de l’année un live avec CHSS aura lieu mais la date n’est pas encore sûre.

 

Pour en finir, as-tu quelque chose à dire ?

-         Mes remerciements s’adresse à vous (Rap-gasy.com) merci de soutenir le rap à Madagascar. Je souhaite autant que vous réussissiez et que le rap gasy soit entendu et connu dans le monde.

-         Merci à mes proches car sans eux je ne serais pas à ce stade, à mes fans également, vos soutiens, vos critiques, vos compliments m’incitent davantage à parfaire tout ce que je fais.

-         Pour les rappeurs : « Connais-tu le Rap ? » il faut que tu saches d’abord ce qu’est réellement le rap, pour ne pas faire n’importe quoi.

-         Pour le public : Ne regardez pas le rap d’un œil négatif, les rappeurs ne sont pas toujours des batards ! Ce n’est que de l’extérieur ! Peace

 

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